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19:56 5 février 2014 | mise à jour le: 5 février 2014 à 19:56 temps de lecture: 4 minutes

Au Brésil pour enseigner le français aux futurs immigrants

Alors que plusieurs personnes immigrantes se sont installées dans l’arrondissement des Rivières au cours des dernières années, des résidents québécois ont effectué le parcours inverse dans l’objectif de poursuivre leur route professionnelle ou personnelle à l’étranger. C’est le cas de Maude Dolbec, une jeune femme ayant résidé à Lebourgneuf par le passé. Tout a commencé par une visite touristique en 2005. Destination: Brésil.

 

Maude Dolbec enseigne le français non pas au Canada, mais au Brésil. Depuis plus de cinq ans, l’ancienne résidente de l’arrondissement des Rivières œuvre auprès de Brésiliens en processus d’immigration au Québec.

Sa principale tâche est liée à la langue, mais elle informe aussi son groupe sur sa belle province. La Québécoise de 34 ans donne des cours de français à des professionnels principalement dans les domaines de la santé et de l’informatique. Dans le cadre des démarches d’immigration de travailleurs qualifiés, le demandeur doit réussir un test de niveau linguistique en français répondant aux normes du ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles (MICC). Une formation solide en français est pratiquement un passage obligé afin d’être sélectionné par le gouvernement québécois.

En plus d’apprendre cette nouvelle langue, les élèves ont la chance de côtoyer une Québécoise de souche. Maude Dolbec en profite pour répondre à leurs questions et calmer leurs inquiétudes. «En même temps, on aborde la culture. On essaie de les préparer afin qu’ils sachent où ils s’en vont», explique-t-elle. Sans surprise, le climat est un sujet souvent discuté, particulièrement la saison hivernale et la neige.

«Je suis un peu l’un des seuls contacts humains qu’ils ont avec le Québec. Je suis leur référence», ajoute l’enseignante en entrevue avec L’Actuel. Mme Dolbec leur parle entre autres des différences entre les deux pays pour éviter les malentendus. Par exemple, le rythme de vie accéléré et le caractère plus réservé des Nord-Américains. «Ils ne doivent pas s’en faire. Les Québécois ont moins le sens de la communauté», fait-elle remarquer en comparaison aux peuples de l’Amérique du Sud.

Elle prépare également ses élèves au fait qu’ils devront prendre eux-mêmes l’initiative d’aller au-devant des gens. Il s’agit d’un de ses principaux conseils prodigués, une solution pour éviter l’isolement. «Ils ne doivent pas s’attendre à ce que soit le paradis, complète la trentenaire. Le Québec, c’est différent. Il y aura beaucoup d’aspects auxquels ils devront s’adapter. On a aussi des problèmes au Québec.»

De São Paulo, Maude Dolbec réussit à demeurer en contact avec certains de ses élèves maintenant établis dans la province québécoise. Parfois, elle les revoit au Brésil lors de brefs retours d’anciens élèves dans leur pays d’origine et à d’autres moments, au Québec quand Maude Dolbec visite sa famille.

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Les nombreux visages dans des Rivières

L’arrondissement des Rivières est la terre d’accueil de nombreux immigrants. L’Actuel propose l’histoire de résidents ou d’intervenants constituant les nombreux visages du secteur.

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L’Actuel, membre du Groupe Québec Hebdo

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