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13:59 6 janvier 2015 | mise à jour le: 6 janvier 2015 à 13:59 temps de lecture: 4 minutes

Mobilisés pour l’aménagement de jeux au parc Paul-Henri-Drolet

NEUFCHÂTEL-LEBOURGNEUF. Une pétition a été déposée au Conseil de quartier de Neufchâtel-Lebourgneuf ainsi qu’aux élus de l’arrondissement des Rivières avant Noël afin de réclamer l’installation d’un module de jeux dans le parc Paul-Henri-Drolet. L’initiative a été lancée par Valérie Beaulieu, Vanessa Dubé, Maxime Cauchon et Gérald Martel, des résidents de la rue Drolet. Après vérification auprès de la Ville et d’Hydro-Québec, il semble y avoir peu de chance que leur souhait se réalise.

Le document compte près de 80 signatures de résidents du quartier rencontrés lors de sorties. Présentement, la zone d’amusement sur la rue Drolet est identifiée comme un parc de voisinage. Il s’agit d’un terrain gazonné avec un banc, voisin de l’emprise d’Hydro-Québec. Le parc a été aménagé il y a moins de 10 ans à la demande de citoyens. «On ne s’attend pas à avoir un gros parc. On veut juste un lieu de rassemblement pour les enfants», explique Valérie Beaulieu.

Valérie Beaulieu, Vanessa Dubé et Maxime Cauchon espèrent voir leur projet se réaliser au courant des prochaines années. Ces derniers font valoir que le quartier se renouvelle, de nouvelles familles s’installent et plusieurs garderies sont présentes à proximité. «D’ici 10 ans, le portrait du quartier va changer beaucoup», croit Maxime Cauchon. Un bon indice, selon lui, est l’octroi de sommes du ministère de l’Éducation pour agrandir les écoles du secteur en raison de la clientèle en croissance.

D’autres parcs existent aux alentours comme les parcs de L’Apprenti-Sage, Prévert et Saint-André, mais des frontières naturelles comme la rivière du Berger et la présence d’artères importantes à traverser ne facilitent pas le déplacement. «On ne peut pas y aller à pied», mentionne Vanessa Dubé.

L’arrondissement des Rivières dénombre 59 parcs et espaces verts, une vingtaine d’entre eux sont situés dans Neufchâtel-Lebourgneuf. Ce secteur comptait près de la moitié de la population dans des Rivières, soit 30 980 des 69 070 résidents, selon les données de Statistiques Canada du recensement en 2011.

Du côté de la Ville

L’idée d’aménager un module de jeux n’est pas dans les plans de la Ville de Québec, malgré une demande de citoyens. «La Ville ne dépose pas systématiquement de demande d’aménagement des parcs s’ils sont sur une emprise d’Hydro-Québec. Les architectes paysagistes de la Ville sont au fait de leur réglementation, alors ils ne font pas de demande pour les sites non conformes pour être aménagés», a expliqué la conseillère en communication, Wendy Whittom.

Dans ce cas-ci, le site ne serait pas conforme puisqu’un banc installé au départ a dû être retiré à la demande d’Hydro-Québec. «Lors d’une inspection de routine de leurs emprises, Hydro-Québec a remarqué la présence de ce banc et a par la suite demandé à la Ville de le retirer. Après la demande de retrait du banc dans le parc Paul-Henri-Drolet, l’idée de l’aménager avec un module n’a pas été considérée», précise Mme Whittom.

À l’époque en juin 2006, Hydro-Québec a envoyé une déclaration écrite à la ville mentionnant que «cette utilisation de l’emprise contrevient non seulement aux droits d’Hydro-Québec, mais également aux normes applicables en matière d’exploitation sécuritaire de lignes électriques».

Du côté d’Hydro-Québec

La société d’État a mis en ligne un document explicatif afin d’inviter la population et les administrations municipales à soumettre des demandes d’aménagements d’emprise électrique. Le document s’intitule Utilisation polyvalente des emprises. «On encourage l’utilisation polyvalente de nos emprises. Chaque demande est évaluée pour s’assurer que c’est sécuritaire. L’analyse s’appuie sur des normes techniques», explique la responsable des communications chez Hydro-Québec, Hélène Fortin,

Dans le cas du parc Henri-Paul-Drolet, Hydro-Québec n’a pas été en mesure de savoir si le projet serait réalisable et sécuritaire, faute de demande officielle. «Ça va prendre une demande officielle de la ville. Nous, on n’a pas de demande», conclut-elle.

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