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16:26 17 mars 2014 | mise à jour le: 17 mars 2014 à 16:26 temps de lecture: 4 minutes

Régimes de retraite: adoption de la loi exigée d’ici juin

Réunis en conférence de presse lundi, à l’hôtel de ville de Québec, les maires des grandes villes se sont mobilisés pour interpeller les partis politiques provinciaux en pleine campagne électorale à intervenir dans les enjeux qui leur semblent prioritaires: les déficits des régimes de retraite des employés municipaux et les infrastructures.

«On veut des résultats pour apporter des changements durables. Il reste 20 jours de campagne. On veut les outils pour régler les déficits de retraite; ça ne demande pas nécessairement de l’argent pour décaisser. C’est fini, le temps où l’on est considéré comme un pouvoir de deuxième classe. On veut la vision des chefs en vue d’un partenariat responsable entre les partis et les paliers municipaux», a exprimé le maire de Rimouski et président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), Éric Forest.

Cette sortie groupée s’effectue à quelques jours du deuxième Sommet de l’UMQ sur le milieu municipal, vendredi, à l’Hôtel Hilton de Québec, et du débat des chefs provinciaux, jeudi à 20 h, sur les ondes de Radio-Canada et Télé-Québec.

«D’ailleurs, les chefs Pauline Marois (PQ), Philippe Couillard (PLQ) et François Legault (CAQ) seront présents au Sommet. On pourra donc débattre et faire valoir nos revendications», a indiqué le président de l’UMQ, accompagné d’une vingtaine d’homologues, dont les maires de Québec, Montréal, Longueuil et Lévis.

Adoption de la loi d’ici juin

Les maires des villes du Québec souhaitent plus que tout que le projet de loi déposé avant les élections par la ministre sortante du Travail, Agnès Maltais, soit adopté d’ici le mois de juin afin de restructurer les régimes de retraite des employés municipaux. «On veut assurer une assurer une équité intergénérationnelle. Si on l’adopte d’ici juin 2014, on pourrait régler une fois pour toute cette problématique», explique le maire de Lévis, Gilles Lehouillier.

«On veut inclure à la loi l’imposition d’une négociation en vue d’une entente sur le partage des déficits actuariels passés des fonds de retraite. C’est là où est le gros de l’argent. (…) C’est réglable, c’est faisable sans créer de tsunami», a renchéri le maire de Québec, Régis Labeaume.

Quant au maire de Montréal, Denis Coderre, il insiste sur l’importance d’adopter rapidement le projet de loi. «On veut que ça puisse aller en commission parlementaire pour faire valoir nos revendications. On a 597 M$ de déficit. Donnez-nous l’argent, la capacité pour qu’on mette à niveau nos infrastructures», a-t-il dit.

De son côté, la mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire précise que ce ne sont pas des fonds de placement qui pourraient changer la situation: «Ça fait 30 ans qu’on paie pour des rentes. Si [le gouvernement du] Québec ne règle pas le problème avec nous, ça va tous nous toucher. Il faut assurer l’équité intergénérationnelle.»

Infrastructures

Un financement accru du gouvernement provincial pour maintenir en état les infrastructures publiques demeure l’autre priorité sur laquelle s’entendent les municipalités. Soulignons que près de 58% des infrastructures publiques au Québec sont municipales. Le gouvernement provincial n’y consacre toutefois que 8% de son budget du Plan québécois d’infrastructures.

«On veut plus pour nos infrastructures municipales et moins pour les délais. Une infrastructure souterraine dure environ 60 ans. On ne veut pas que la prochaine génération porte tout le poids financier sur ses épaules», a exprimé Jean-Guy Desrosiers, maire de Montmagny.

Groupe Québec Hebdo 

Les infrastructures municipales en bref

– 58% des infrastructures au Québec sont municipales

– 8% du budget provincial y est consacré

– Les municipalités paient 76% de la facture

– Le gouvernement du Québec finance 14% des infrastructures

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