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13:00 11 août 2014 | mise à jour le: 11 août 2014 à 13:00 temps de lecture: 3 minutes

Le vélo: un sport qui a le vent dans les voiles

LOISIRS. Le vélo a la cote à Québec. Alors que l’activité physique en général stagne, le taux de cyclistes dans la population est en augmentation constante. À Québec, 58% des adultes de 18 à 74 ans font du vélo selon des chiffres publiés en 2010 par Vélo Québec. Pourtant, le partage de la route reste difficile et la sécurité des cyclistes demeure au cœur des préoccupations. Portrait d’un loisir aux multiples facettes.

Les cyclistes de Québec parcourent en moyenne 1000 km par année, 376km de plus que la moyenne provinciale selon les plus récentes statistiques. C’est dans les quartiers centraux que l’activité est la plus populaire, jusqu’à 2.4% des déplacements totaux s’effectuant à vélo. Mais au-delà des chiffres, ce sont les témoignages des acteurs du milieu qui démontrent avec le plus d’éloquence à quel point le vélo a gagné en popularité depuis quelques années.

Jean-Marc Laprise, propriétaire de la boutique Cyclo Services sur la rue Saint-Paul, est dans le domaine de la vente, de la réparation et de la location de vélos depuis 20 ans. Il a vu le sport évoluer. «On a vu une importante augmentation qui est constante depuis les années 1960. Normal puisque le cyclisme est agréable, convivial, ne coute presque rien et permet d’apprécier la nature», résume-t-il.

Éducation

Malgré tout, il reste beaucoup à faire. D’abord, le réseau cyclable doit être bonifié. «La plupart des gens sont d’accord pour dire que le réseau devrait être amélioré. Il reste que dans les faits, le vélo demeure un loisir. Bien peu de gens se servent de leur bicyclette pour aller travailler. C’est à ce niveau-là qu’il faut faire de la sensibilisation», explique Anne-Frédérique Maranda, coordonnatrice de la Table des saines habitudes de vie de L’Ancienne-Lorette.

M. Laprise abonde dans le même sens. «Il manque un côté utilitaire. On a de très belles pistes cyclables, mais pour quelqu’un qui veut aller travailler, ce n’est pas évident. Et au rythme où le prix de l’essence augmente, ça risque de devenir une alternative intéressante», dit-il. Selon lui, Québec devrait s’inspirer de plusieurs villes européennes qui, malgré des rues souvent plus étroites, ont poussé beaucoup plus loin l’utilisation du vélo à des fins utilitaires. «Il faudra négocier une cohabitation harmonieuse tout en mettant sur pied des campagnes d’éducation», conclut l’homme d’affaires.

Pourcentage des cyclistes qui utilisent leur vélo à des fins de transport (en 2010)

-Montréal 53 %

-Laval 46 %

-Québec 40 %

-Longueuil 39 %

-Gatineau 36 %

-Moyenne québécoise 37 %

À faire à Québec selon Vélo Québec

Augmenter le réseau cyclable et promouvoir le partage de la route Éliminer les barrières physiques qui rendent impossibles les cheminements confortables

Augmenter de façon substantielle le nombre de supports à vélos

Revoir la période d’ouverture du réseau cyclable afin de mieux refléter l’usage réel

À lire également: Difficile partage des routes entre le véhicule et le vélo en ville

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