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14:55 7 octobre 2014 | mise à jour le: 7 octobre 2014 à 14:55 temps de lecture: 3 minutes

Prolonger Félix-Leclerc préférable à élargir Henri IV

TRANSPORT. Il serait plus pertinent de prolonger l’autoroute Félix-Leclerc à travers L’Ancienne-Lorette jusqu’à Saint-Augustin, plutôt que d’élargir l’autoroute Henri IV. La région de Québec y gagnerait sur le plan attractif et logistique.

Ce pavé dans la marre est lancé par le consultant en analyse et surveillance de chantiers Francis Fortin. Détenteur d’une maîtrise en gestion de projets, ce résident de Saint-Augustin arrive à cette conclusion dans un travail de recherche réalisé dans le cadre d’une seconde maîtrise entreprise en aménagement du territoire.

Le principal intéressé sait que sa proposition ne sera pas très populaire. D’une part, l’élargissement d’Henri IV a été récupéré lors de la dernière campagne électorale québécoise, tant par les politiciens municipaux que provinciaux. Les électeurs, aussi majoritairement des automobilistes, se sont fait convaincre que l’ajout d’une voie nord-sud dans les deux sens réglerait le problème de congestion monstre. D’autre part, la Ville de L’Ancienne-Lorette craint de voir son territoire divisé par une autoroute et rêve de récupérer les terrains ciblés pour son développement.

«Pourtant, si on regarde ça logiquement, élargir Henri IV ne constitue pas la solution à la congestion automobile, car le problème réside à l’approche des ponts. Or, on ne va faire qu’amener davantage de trafic routier vers ces infrastructures qui sont déjà saturées. La clé réside plutôt dans la création d’une véritable voie de contournement, qui déboucherait à Saint-Augustin», allègue M. Fortin.

Essor régional

Selon ce dernier, l’idéal consisterait à aller de l’avant avec le projet que le ministère des Transports du Québec (MTQ) a dans ses cartons depuis les années 1970. Ainsi, plutôt que de conduire à une jonction avec Henri IV (573) en direction est, l’autoroute Félix-Leclerc (40) gagnerait à être prolongée sur 12 kilomètres pour rejoindre la grande courbe de la 40 à Saint-Augustin.

«Le projet pourrait être aérien, pour ne pas scinder physiquement L’Ancienne-Lorette, et n’avoir qu’une seule sortie pour desservir l’Aéroport Jean-Lesage. La région de Québec y gagnerait sur plusieurs aspects favorisant son essor économique, notamment en créant un nouveau lien direct vers le centre-ville et son nouvel amphithéâtre», soutient le consultant, qui estime que la configuration autoroutière actuelle a converti le flux de circulation nord-sud, alors qu’il se fait naturellement est-ouest.

À ses yeux, le prolongement de Félix-Leclerc désengorgerait les ponts des véhicules lourds, en les détournant vers la 40 en direction de Montréal. Cela décongestionnerait à la fois Henri IV et Charest dans les deux directions. M. Fortin avance qu’une meilleure fluidité aurait aussi des impacts sur la qualité de l’air et le smog. Il voit même des avantages pour L’Ancienne-Lorette, qui gagnera en autonomie elle qui est enclavée dans Québec, de même que pour Saint-Augustin, dont le parc industriel deviendra plus attrayant pour les entreprises désireuses de s’installer en périphérie de la capitale.

Facteurs favorables au prolongement

-Expropriations déjà réalisées et terrains propriétés du MTQ

-Tracé du prolongement déjà étudié et planifié

-Mise à jour des plans existants assez simple à réaliser

-Propice au développement du tourisme et de l’aéroport

-Base pour un éventuel projet de gare intermodale

 

Lire aussi la position du ministère des Transports sur le sujet

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