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15:47 21 octobre 2014 | mise à jour le: 21 octobre 2014 à 15:47 temps de lecture: 3 minutes

La Villa Livernois protégée par la Ville

PATRIMOINE. La Villa Livernois, située sur le boulevard Masson entre Wilfrid-Hamel et Père-Lelièvre, ne sera pas détruite pour faire place à un projet immobilier. La Ville de Québec a pris les grands moyens. Une modification au règlement visant l’obligation de conserver le bâtiment principal antérieur à l’année 1910 a été adoptée.

Cette mesure constitue un outil de protection des bâtiments à valeur patrimoniale. La décision a été prise alors qu’un projet de construction se pointait à l’horizon. Ce moratoire tue dans l’œuf toute démolition de la Villa Livernois. La Ville a fait l’inventaire du patrimoine bâti pour la plupart des quartiers de son territoire dernièrement.

La firme Patri Arch a reçu le mandat et remis son analyse en ciblant les édifices ayant une valeur supérieure. C’est avec ces données que l’administration municipale a décidé de se positionner notamment pour la maison ancestrale du boulevard Masson. «On a voulu la protéger», confirme Julie Lemieux, vice-présidente du comité exécutif responsable de la culture, patrimoine et de l’aménagement du territoire. À la suite de l’étude de Patri Arch, d’autres résidences ont été identifiées comme ayant une valeur supérieure. [Voir tableau]

Et dans la Haute-Saint-Charles pendant ce temps…

«On l’a fait dans d’autres arrondissements», a répondu Mme Lemieux questionnée sur le sujet. En ce qui a trait à La Haute-Saint-Charles, la démarche s’est réalisée en 2004 et dans le secteur Laurentien en 2009. Fait surprenant, l’un des établissements à valeur patrimoniale supérieure identifiés par la même firme Patri Arch, a été démoli sur le boulevard L’Ormière. Il était situé à l’adresse civique 9905, boulevard L’Ormière.

Malgré des données prouvant la valeur, le permis de démolition a été délivré. Pourquoi? Du côté des communications, l’explication demeure difficile à obtenir. Après plusieurs semaines d’attente, la réponse obtenue est celle-ci. «Une résidence peut posséder une valeur patrimoniale supérieure, toutefois si elle n’a pas une valeur patrimoniale protégée et n’est pas située dans le territoire de la Commission d’urbanisme, la Ville n’a pas de pouvoir légal pour lui permettre de refuser une demande d’un promoteur. Elle doit donc délivrer le permis de construire», a mentionné Manon Petit Clerc du Service des communications de la Ville de Québec.

Les bâtiments identifiés

Neufchâtel-Lebourgneuf

9228, boul. Saint-Jacques

8737, boul. Saint-Jacques

1933, Place Michel-Valcourt (Maison du meunier

290, boul. Louis-XIV 1695, boul. Bastien (Fournil)

1695, boul. Bastien (Maison L’Heureux-Auclair exceptionnelle)

1613, boul. Bastien

1610, Boul. Bastien (grange-étable)

2919, carré des Argiles

Duberger-Les Saules

3160, boul. Wilfrid-Hamel (Maison O’Neill)

3475, avenue Saint-Léandre (Maison Dion-Le Cointe)

4335, rue Michelet

2390, boul. Masson (Villa Livernois)

Lire aussi: Il est toujours trop tard quand tu démolis une maison» – Mario Lussier

Le président de la Société historique de la Haute-Saint-Charles a déploré en 2013 la destruction de la résidence sur le boulevard L’Ormière. Pour en savoir plus : Projets locatifs versus protection du patrimoine bâti 

Lire aussi le second article sur l’ancienne école anglicane.

L’Actuel, membre du Groupe Québec Hebdo

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