Actualités
14:02 21 octobre 2014 | mise à jour le: 21 octobre 2014 à 14:02 temps de lecture: 3 minutes

«Il est toujours trop tard quand tu démolis une maison» – Mario Lussier

PATRIMOINE BÂTI. L’ancienne école anglicane à Loretteville a été démolie au début du mois d’octobre. Le président de la Société d’histoire de La Haute-Saint-Charles, Mario Lussier, maintient son point de vue publié dans L’Actuel en mars 2013. «C’est le patrimoine des anglophones. C’est un ensemble avec l’église qui est superbe. On va construire un bloc de condos. Il n’y a pas de respect pour ce qui a été fait», fait-il valoir.

Lire aussi: La Villa Livernois protégée par la Ville

«Dans la Haute-Saint-Charles, on y va avec un développement à tout prix, sans compromis de conservation», ajoute-t-il. Ce dernier croit que l’arrondissement devrait pousser plus loin sa réflexion lors de demande de permis de démolition et non pas s’arrêter à l’aspect légal de la délivrance. «La Ville respecte ses propres règles en délivrant ses permis de démolition, poursuit M. Lussier. Où ça s’arrête? C’est là que les élus peuvent jouer un rôle. Il pourrait y avoir une intervention du politique. Allons faire des vérifications.»

Un comité du patrimoine bâti créé

«Encore une fois [dans le cas de l’ancienne école anglicane], on a laissé aller. La Société, on n’est jamais consulté. Jamais l’arrondissement va nous appeler pour en savoir plus. Nous, on apprend par des citoyens que des permis sont émis ou par des pancartes qui apparaissent. Il est toujours trop tard. Les fonctionnaires et les élus s’en lavent les mains. Ils nous disent qu’ils respectent les règles», dénonce le président. Il lance l’idée de l’imposition d’un moratoire sur les maisons de plus de 100 ans. Quant au territoire de Commission d’urbanisme, il croit que le nombre de secteurs protégés dans La Haute-Saint-Charles devrait être augmenté.

À la demande d’un membre lors de l’assemblée générale annuelle de la Société d’histoire de la Haute-Saint-Charles, un comité du patrimoine bâti sera mis sur pied cette année. «C’est un peu un chien de garde que l’on veut créer. […] Comme société d’histoire, on est des experts de l’histoire du territoire. J’ai l’impression que l’on est juste un organisme de loisirs aux yeux de la ville», déplore Mario Lussier.

Essentiellement, le Comité du patrimoine bâti va avoir pour mission d’agir pour une meilleure protection et devenir un intervenant pour s’assurer que les édifices ayant une valeur soient mieux défendus dans l’arrondissement.

Le président de la Société historique de la Haute-Saint-Charles a déploré en 2013 la destruction de la résidence sur le boulevard L’Ormière. Pour en savoir plus : Projets locatifs versus protection du patrimoine bâti

Vous pouvez lire aussi: La Villa Livernois protégée par la Ville

L’Actuel, membre du Groupe Québec Hebdo

Articles similaires

Commentaires 0

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *