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12:30 30 juillet 2014 | mise à jour le: 30 juillet 2014 à 12:30 temps de lecture: 2 minutes

Valcartier, 40 ans plus tard: Guy Hamel raconte

ANNIVERSAIRE. Cadet de 1973 à 1977, Guy Hamel se souvient de l’été 1974, où il a perdu son meilleur ami de l’époque, Pierre Leroux, dans l’explosion d’une grenade verte active se trouvant par erreur dans les pièces inertes servant à un cours sur le maniement d’explosifs, à Valcartier.

Son défunt ami fait partie des six morts et de la soixantaine de blessés de la compagnie D lors de cette journée fatidique du 30 juillet 1974. «Il n’était pas à l’origine sur la compagnie D, mais sur la compagnie d’échange. Il passait deux semaines à Valcartier et allait quitter, mais sa sœur est tombée malade et sa compagnie était déjà partie… C’était un de mes bons chums, on allait à la même école, on courait après les mêmes petites filles», relate Guy Hamel, 54 ans, à propos de Pierre Leroux.

La tragédie de 1974 n’a pas empêché Guy Hamel de poursuivre son aventure au sein des cadets pendant trois ans de plus. «On avait toutes sortes de cours. Notre formation était une belle transition de petit gamin tannant à jeune homme. Ça t’enligne dans la vie, avec des valeurs, des amitiés», exprime celui qui faisait partie du corps de cadets 2719 de Ville Saint-Laurent.

Drame monumental

L’ex-cadet avoue que la journée du 30 juillet 1974 est le plus grand drame qu’il ait vécu dans sa vie, mais il en a fait le deuil. «J’ai fait le camp, j’ai fait mon deuil et dans tout ça, je n’ai jamais eu de choc post-traumatique. J’ai été bien entouré par mes parents, mes amis et mes proches. Je suis d’un naturel positif», décrit le père de famille dont la fille songe à s’inscrire au collège militaire.

«Je sais qu’il y a des retrouvailles le 30 juillet, mais je ne serai pas là. Je ne veux pas replonger dans la détresse de ces gens-là. J’aurai toutefois une profonde pensée pour eux et pour mes chums qui sont passés au trépas», conclut le professionnel résidant dans la région de Lanaudière, mais dont la famille maternelle réside à Québec.

Groupe Québec Hebdo.

À lire aussi: Tragédie de l’été 1974: des cadets confient leur traumatisme et Il y a 40 ans, une grenade explosait

 

 

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