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12:00 26 mai 2016 | mise à jour le: 26 mai 2016 à 12:00 temps de lecture: 3 minutes

Méga rassemblements de jeunes à Lac-Saint-Charles: Les intervenants du milieu se mobilisent

SOCIÉTÉ. Lac-Saint-Charles est à nouveau le théâtre de méga rassemblements de jeunes dans les boisés, rapportent des intervenants du secteur. Le premier du genre, à l’automne dernier, avait créé une certaine «surprise», rappelle Nancy Desharnais, coordonnatrice du Regroupement actions familles à Lac-Saint-Charles (R.A.F.A.L). Si bien que cette année, les intervenants se mobilisent.

Les intervenants constatent un certain vide de service aux heures où les rassemblements tendent à être organisés. (Photo Deposit)

L’activité en soi n’a rien d’illégal, insiste Nancy Desharnais, mais ce qui surprend, c’est le nombre de jeunes qui converge vers Lac-Saint-Charles: «Il y a toujours eu des petites gangs qui se rassemblaient dans le bois, qui faisaient des feux, mais là, quand on dépasse la centaine de participants, ça devient plutôt majeur».

Les médias sociaux facilitent la mobilisation de très nombreux jeunes d’un peu partout et la différence d’âge entre eux peut être importante, poursuit la coordonnatrice. «Il y a des jeunes qui sont curieux, qui n’ont rien à faire, qui vont dans ce rassemblement-là et qui ont 12-13 ans. Souvent, il y a de jeunes adultes de la vingtaine qui sont là. Ce sont des tranches d’âge qui normalement ne se fréquentent pas dans ce genre de lieux là», explique-t-elle.

Le service de police de la Ville de Québec dit être au fait du phénomène et mener des patrouilles sporadiques. «Aucun débordement majeur n’a été déclaré au service de police», commente néanmoins l’agent aux communications, Étienne Doyon.

«Choix responsables»

Une rencontre de concertation entre les différents intervenants du secteur ne saurait tarder, indique le R.A.F.A.L. «L’idée c’est que l’image des jeunes reste positive», commente Nancy Desharnais.

Surtout, pas question de miser sur la répression, mais plutôt sur la prévention: «On ne veut pas que cette situation-là soit nécessairement taboue. On veut en parler ouvertement et être en mesure d’outiller nos jeunes pour que si c’est la décision qu’ils prennent, d’aller à ce rassemblement-là passé 10h, et qu’ils ont la permission d’y aller, bien qu’ils sachent au moins comment se comporter dans un milieu nouveau dans lequel on peut être confronté à de nouvelles possibilités d’expériences».

À la Ville de Québec, une réglementation existe pour limiter la présence de citoyens dans les parcs, notamment, après une certaine heure.

Québec Hebdo

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