Actualités
12:00 22 mars 2016 | mise à jour le: 22 mars 2016 à 12:00 temps de lecture: 3 minutes

Transport en commun: Vers quelle instance se tourner pour réclamer plus de service?

TRANSPORT. Vers quelle instance les citoyens de Québec doivent-ils se tourner pour réclamer l’ajout de trajets ou d’arrêts dans leur quartier? L’exemple du conseil de quartier de Val-Bélair soulève la question.

Il faut transiter par le terminus des Saules pour se rendre à Val-Bélair, ce qui est inacceptable pour le conseil de quartier bélairois. (Photo TC Media – Monica Lalancette)

Amener de nouveaux autobus dans la Haute-Saint-Charles est une priorité pour l’organisme de consultation citoyenne: «Pour se rendre à Loretteville, il faut faire le détour jusqu’aux Saules», déplore la présidente Francine Dion, selon qui il est plus rapide de franchir la distance qui sépare Val-Bélair de Sainte-Foy, que de se rendre dans le quartier voisin.

Or, lorsque son conseil s’est récemment adressé au Réseau de transport de la Capitale (RTC) pour réclamer une meilleure couverture du secteur, la réponse n’a pas été celle que les membres attendaient: «Le RTC nous a dit que ce n’est pas la mission du conseil de faire ça». Si les conseils de quartier ont l’opportunité de tenir des consultations citoyennes et de formuler des recommandations aux élus de la Ville de Québec, il en va autrement pour le RTC, déclare le président et conseiller municipal de Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge, Rémy Normand. 

Les conseils de quartier, créatures de la Ville, peuvent par exemple s’enquérir d’enjeux de zonage, mais pas de transport en commun, tranche-t-il, en invoquant la Loi sur les sociétés de transport en commun, qui régit le RTC.

Le service à la clientèle du Réseau ou encore les séances des conseils demeurent, selon le président, les meilleures tribunes pour les citoyens qui veulent faire valoir leur point de vue: «On peut recevoir toutes sortes de demandes de citoyens ou de groupes. Je leur dis qu’on va regarder ça, mais évidemment, il faut le regarder avec des yeux de spécialistes. Il y a bien des gens qui se pensent spécialistes du transport en commun et qui disent que l’autobus devrait passer par-là ou par-là, mais ils ne voient pas les conséquences que ça a sur le reste du réseau avec les correspondances et tout ça», conclut-il.

Ressources communautaires

Le transport offert dans le nord-ouest de la Ville fait par ailleurs l’objet d’une étude sur laquelle trois tables de concertation travaillent actuellement, souligne l’organisatrice communautaire pour le CIUSSS de la Capitale-Nationale, Linda Duchaine. Le Pont, Saint-André Neufchâtel en action (SANA) et Group’Action Val-Bélair, dont fait partie le conseil de quartier, «ont fait le constat qu’il est difficile d’utiliser les services en dehors des heures de pointe», commente-t-elle.

Le portrait que les groupes comptent présenter à la population en avril dépasse les services offerts par le RTC et englobe par exemple les offres de taxis ou encore les réseaux cyclables, souligne Mme Duchaine.

Le but de la démarche est de «mettre la balle dans le camp» des citoyens et des décideurs pour qu’ils se mobilisent, conclut-elle.

Québec Hebdo

Articles similaires

Commentaires 0

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *