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02:39 12 avril 2016 | mise à jour le: 12 avril 2016 à 02:39 Temps de lecture: 3 minutes

Pas de mesures contre l’alcool et les drogues à Wendake

WENDAKE. Le Grand Chef de la nation huronne-wendat de Wendake, Konrad Sioui, estime qu’il n’est pas nécessaire, pour la communauté autochtone située en plein cœur de la ville de Québec, de prendre des mesures comme celles envisagées par le Lac-Simon. La problématique de l’alcool et des drogues n’est pas assez marquée pour vouloir les bannir du territoire.

Le Grand Chef ne considère pas l’alcool et les drogues comme un fléau dans la communauté de Wendake. «Le travail est trop important, explique-t-il, il faut se lever le matin et travailler très tard le soir», explique celui qui décrit Wendake comme «une grosse usine».

M. Sioui estime d’ailleurs que les mesures entreprises à Lac-Simon dans le but de sortir l’alcool et les drogues de son territoire sont vouées à l’échec : «Tant mieux si Lac-Simon met en place des mesures, je les encourage… Mais il ne faut pas être naïfs de croire que ça va régler le problème.» Il ajoute que l’initiative a été essayée dans bien des communautés autochtones, mais qu’il va toujours y avoir des manières de se procurer les substances désirées.

Il insiste fortement sur le fait que les réalités ne sont pas les mêmes pour les communautés autochtones à même les grands centres que celles plus isolées : «Ce ne sont pas les mêmes réalités, on ne veut pas se définir par rapport au Lac-Simon. Ils ne sont pas vraiment dans un milieu urbain».

L’éducation comme solution aux problèmes de drogue

Questionné au sujet du pourcentage de la population touchée par les problèmes d’alcool et de drogues, il estime que le problème est de même ampleur que pour le reste de la population québécoise. «Ce n’est pas un fléau, il y a des institutions sur place qui répondent à ce manque-là», en faisant allusion au manque que ressentent les jeunes qui commencent à consommer.

M. Konrad Soui estime que les institutions scolaires dans les communautés, plus particulièrement celle de Wendake, font en sorte que les jeunes ne se droguent pas, puisque l’éducation entraîne des rêves. «Quand tu as un rêve, tu vas faire en sorte de le réaliser, ce rêve-là.»

Évidemment, il ne prétend pas qu’il n’y a aucun problème de drogue sur la réserve. «Personne n’est à l’abris de ça. Il y a des jeunes chez nous qui souffrent et qui luttent contre ça. On essaie de leur montrer à se prendre en main. On leur montre la dignité humaine: avoir des rêves et y croire.» Cependant, selon le Grand Chef, le problème n’est pas aussi répandu que dans les réserves hors des grandes villes, comme celle de Lac-Simon. «Un, c’est un de trop.», conclut le Grand Chef de la communauté de Wendake.

Québec Hebdo

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