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12:00 22 avril 2016 | mise à jour le: 22 avril 2016 à 12:00 temps de lecture: 3 minutes

Report d’un nouveau projet de développement au Golf de Lorette

IMMOBILIER. Après avoir cédé une partie boisée de son terrain à un promoteur en 2013, le golf de Lorette souhaite vendre deux nouveaux lots, au désarroi de résidents du secteur.

D’abord rejetée par le conseil de quartier de Loretteville au début du mois, la modification au règlement d’urbanisme de la Haute-Saint-Charles a été retirée de l’ordre du jour du dernier conseil d’arrondissement. Le projet qui donnerait le feu vert à la construction de huit maisons sur la rue du Grand Pré et d’une autre sur des Orchidées-blanches n’est pas prêt, a tranché le président, Raymond Dion.

«C’est la première fois qu’on refuse un projet de règlement», fait quant à elle valoir la présidente du conseil de quartier, Anne Baril. Parmi la soixantaine de personnes présentes à la consultation publique, plusieurs ont soulevé des craintes quant à la sécurité, rapporte-t-elle: «Il faut qu’ils fassent du déboisement et ça entraîne un risque encore plus accru de recevoir des fausses balles sur les propriétés des personnes qui sont de l’autre côté de la rue et sur celles qui vont être construites».

Les balles de golf sont nombreuses à terminer leur course dans la partie boisée visée par le projet, témoignent les résidentes de la rue du Grand Pré, Hélène Bélanger et Jacqueline Dombrowski. «J’en ramasse tout l’été», raconte cette dernière. «Un été, je tondais le gazon et il y en a une qui a passé comme ça», poursuit-elle, en mimant la trajectoire de la balle.

Toutes deux sont réfractaires au projet si le parcours du trou 12 n’est pas déplacé, considérant que les modifications au départ apportées lors de la construction d’une demi-douzaine de maisons en 2013 n’ont pas permis d’améliorer la situation, selon elles.

«À suivre»

À ce stade, le report de l’adoption du projet de règlement est de bon augure, juge Anne Baril. «Je trouve qu’on a eu une bonne écoute des membres du conseil d’arrondissement», commente-t-elle, bien qu’elle déplore avoir été informée des démêlés que des résidents de la rue des Orchidées-blanches ont eus avec le Golf par un citoyen plutôt que par la Ville. Ce secteur qui fait dos au champ de pratique est d’ailleurs visé dans le projet soumis à la consultation au début du mois. «C’est à suivre», conclut Anne Baril.

Le directeur général du Golf de Lorette, Luc Harvey, confirme pour sa part avoir l’intention de discuter avec la ville de Québec: «On va regarder pour apporter des modifications […] On veut rassurer les riverains de la sécurité du projet». Conscient que l’initiative ne fait pas l’unanimité, il en va de la viabilité du Golf, fait-il valoir. «Si on gardait cette bande-là, ce serait bien mieux pour nous. C’est parce qu’on a besoin», conclut-il.

Québec Hebdo

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