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20:21 28 juin 2011 | mise à jour le: 28 juin 2011 à 20:21 temps de lecture: 5 minutes

Retour dans le passé du Vieux-Vanier pour mieux le conserver

Une brochure intitulée Le Vieux-Vanier a été lancée cet avant-midi par l’arrondissement des Rivières. Le document s’adresse principalement aux propriétaires-occupants et fait un survol de l’évolution historique des constructions résidentielles du Vieux-Vanier.

«Pour protéger son patrimoine, il faut apprendre à le connaître», affirme la directrice de la Division du design, de l’architecture et du patrimoine au Service de l’aménagement du territoire, Odile Roy. C’est pourquoi l’arrondissement a produit ce nouveau document. Le vice-président du comité exécutif de la Ville de Québec et conseiller municipal du district Vanier, Richard Côté, prédit que la population redécouvrira le secteur. Dans son cas, le document lui a permis de constater l’évolution de 1916 à aujourd’hui.

Le quartier est composé de résidences ayant des caractéristiques identitaires, selon Mme Roy. L’objectif à long terme: conscientiser les résidents pour préserver les familles architecturales de façon volontaire. Un guide de rénovation comprenant des fiches d’information sur les principaux types d’architectures résidentielles sera publié à l’automne. Les propriétaires seront ainsi mieux outillés pour effectuer des travaux tout en conservant le paysage bâti du Vieux-Vanier.

Pour une aide financière, les propriétaires peuvent faire appel au programme Rénovation à l’intérieur de la zone de revitalisation. Cependant, cette subvention ne vise pas spécifiquement les travaux à caractéristiques patrimoniales comme ceux offerts dans les arrondissements historiques. «Le programme vise la rénovation des logements, des travaux correctifs et de mise en état. La restauration patrimoniale fait partie des travaux admissibles», assure Mme Roy.

Le résultat découle d’une étude sur l’évolution historique de l’organisation territoriale, du lotissement et des constructions résidentielles du secteur. Près de 800 bâtiments ont été inventoriés. Une somme de 10 000$ a été allouée pour la production et la préparation du document tiré à 2000 exemplaires.

La brochure est disponible (3,50$) au bureau d’arrondissement des Rivières et à la bibliothèque Aliette-Marchand. L’Actuel, membre du Groupe Québec Hebdo

Un secteur précieux et rempli de souvenirs chers

L’Actuel a questionné la population de Vanier afin de connaître leurs secteurs préférés de Vanier et les souvenirs qu’ils évoquent. Voici ce que les personnes sondées ont répondu:

 

«Je ne suis pas né à Vanier, je viens du Saguenay. Moi, c’est la rue Beaucage parce que je suis membre du jardin communautaire sur cette rue et je l’apprécie beaucoup. J’y vais tous les jours.»

Lucien Tremblay

 

«Je suis un ancien militaire et j’ai dû quitter Vanier pour mon travail. J’y suis revenu depuis 10 ans parce que je me sens chez nous tous de suite. C’est ce que je ressens quand je pense à Vanier.»

Donat Plourde

 

«J’aime la rue Alphonse-Lacoursière pour son aspect historique. Le nom de la rue a été donné en l’honneur d’un ancien frère qui s’occupait des sports dans le secteur.»

Jacques Garnier

 

«À Saint-Eugène où je suis né, il n’y avait pas de rue à une certaine époque. Je devais traverser les champs. Il est arrivé aussi toute sorte d’événements près de la rivière Saint-Charles dont je garde souvenirs. J’ai même failli me noyer.»

Robert Cardinal

 

«La rue Bélanger dans le secteur de l’église m’est chère à cause des grands arbres. Il n’y en a pas beaucoup à Vanier où l’on peut s’asseoir à l’ombre.»

Luc Boulanger

 

«Vanier, c’est génial. Ce sont des gens accueillants. Il y a une communauté d’entraide qui n’existe pas ailleurs. C’est ce qui m’a frappée quand je suis arrivée ici.»

Laura Sabourin

 

«Il y a une phrase que j’ai souvent entendu et qui est vraie. Un gars peut sortir de Vanier, mais Vanier ne sortira jamais du gars. Ce district me rappelle les années où j’ai joué près de l’école Champagnat. J’avais un terrain imaginaire de football à moi-seul.»

Pierre Cloutier

 

«Mon endroit favori se trouve à l’intersection de la rue Chabot et Plante. Il y a un bureau d’architecte qui anciennement a été l’Hôtel de Ville et un bureau de poste. Il y a tellement d’histoire dans ce bâtiment et il est très beau.»

Richard Côté

 

«Mon mari habite depuis 81 ans la maison paternelle dans le secteur Jésus-Ouvrier.» Les rues Ducharme et Chabot lui sont chères.

Yvette Cloutier

 

«Les enfants de parents ayant résidé le quartier reviennent s’y installer. C’est natal», commente-t-il par rapport aux souvenirs de jeunesse qu’il conserve.

Pierre Bois

 

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