Actualités
19:31 20 septembre 2011 | mise à jour le: 20 septembre 2011 à 19:31 temps de lecture: 8 minutes

La rue Racine a-t-elle un avenir?

Malgré les difficultés qu’amène un projet de revitalisation d’une artère maintenant moins fréquentée, des bons coups ressortent inévitablement du lot. La rue Racine à Loretteville a, pour sa part, la Mascarade, la Boîte animée et la carte touristique. Voici le sujet du troisième et dernier texte de L’Actuel dans le cadre de la série d’articles sur la revitalisation de cette rue.

Souvent mentionnée par les intervenants interrogés au cours des entrevues liées à la série, la Boîte animée semble être un exemple de réussite en matière de gestes posés pour la revitalisation. Les activités tenues sur le site devant le bureau d’arrondissement de La Haute-Saint-Charles ont dynamisé l’artère. Les projections d’œuvres audiovisuelles ont lieu pour une deuxième année. Autrefois appelée familièrement l’aquarium, la façade sert de toile de projection ou plutôt rétroprojection, puisque le projecteur est situé à l’intérieur du bâtiment.

La création du lieu de diffusion aura coûté 46 000$. La Boîte animée a pour objectif de contribuer à générer des liens entre les intervenants du milieu et de favoriser une accessibilité aux arts et à la culture. Les projets sont mis sur pied en partenariat avec notamment le Regroupement des gens d’affaires Bastien-Racine, CLD de Québec et l’École de cinéma et de télévision de Québec. L’Entente de développement culturel intervenue entre la Ville de Québec et le Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine finance en partie les activités de la Boîte animée. Le site a remporté le prix Excellence 2010 de l’Association québécoise du loisir municipal (AQLM) dans la catégorie Municipalités ou arrondissements de plus de 50 000 citoyens.

«Quand la promenade a été faite, à la Division de la culture, du loisir et de la vie communautaire, on s’est dit. C’est beau d’en avoir une, maintenant, il faut l’animer», se rappelle la conseillère à la culture à la Division de la culture, du loisir et de la vie communautaire, Hélène Nadeau. L’idée a fait son petit bonhomme de chemin avec le Regroupement des gens d’affaires Bastien-Racine. Des vidéos historiques et artistiques sont présentées depuis août 2009. Une fois par semaine, ce sont les œuvres d’étudiants de l’École de cinéma et télévision de Québec de Loretteville qui sont projetées dans le cadre des Vendredis animés. Le public est convié sur une terrasse aménagée sur le site. La présence d’un responsable a permis le recensement des personnes présentes le vendredi. Il s’agit d’une quarantaine de participants par beau temps.

«On veut travailler de plus en plus avec des entreprises qui pourraient s’occuper de la vidéo et de l’animation», note Mme Nadeau. L’un des objectifs de la Boîte animée est de faire de l’endroit «un lieu de création urbaine où le citoyen est soit acteur, soit spectateur». Les projections prendront fin la veille de la 10e Mascarade de l’Halloween. Comme L’Actuel l’a annoncé cet été, un projet de conte de Noël est présentement sur la planche de travail.

Pour ce qui est du futur, la Division de la culture, du loisir et de la vie communautaire ne cache pas qu’elle aimerait bien attirer deux nouvelles catégories de spectateurs. Les jeunes sont tout d’abord visés. L’idée d’un projet de jeu vidéo a été lancée dans le cadre de remue-méninges, le tout étant à l’état de projets possibles. «Si l’on veut que ça soit pour tout le monde, il faut en offrir pour tout le monde», explique-t-elle. Les personnes âgées constituent le deuxième public ciblé.

«Côté technique, ça se passe bien, les commentaires que l’on a sur les projections sont bons et on apprécie beaucoup la collaboration avec la Tête de pioche. Ils sont dynamiques», résume Mme Nadeau. «L’analyse faite démontre que la projection dure 20 minutes. Éventuellement, on aimerait arrimer une autre activité afin que ce soit plus long», confie Hélène Nadeau. Le jumelage d’une deuxième offre complémentaire pourrait être envisagé. Pour l’instant cependant, aucune démarche concrète n’a été entamée.

L’animation de l’espace public pourrait se faire également par l’aménagement d’un kiosque. Une installation semblable a déjà existé à l’époque devant l’église. «On a un projet de kiosque moderne sur la rue Racine, un lieu dédié aux rencontres publiques comme auparavant», ajoute la conseillère à la Ville de Québec. La structure permanente ou non pourrait être dédiée à l’échange d’idées pour le territoire.

La Boîte animée, la Mascarade de l’Halloween et compagnie

Une autre activité ayant remporté un succès indéniable est la Mascarade de l’Halloween. L’événement qui en sera à sa dixième édition attire les foules annuellement. Une centaine de bénévoles ne ménagent pas les efforts afin de faire de cette soirée une fête monstrueusement inoubliable pour les jeunes et moins jeunes. Ils sont des milliers de personnes à fouler les rues Racine et Bastien à la recherche de bonbons. «La Mascarade de l’Halloween est un exemple de succès que plusieurs regroupements aimeraient bien rapatrier chez eux», révèle le directeur des services de développement local au CLD de Québec, Donald Perron. Le CLD de Québec ayant pour tâches d’appuyer les regroupements de gens d’affaires et même faciliter la réalisation de projets, il est intervenu dans différents projets à la demande du Regroupement des gens d’affaires Bastien Racine depuis 2003. Parmi les bons coups, la conseillère en développement local, Annick Deschênes, note la Mascarade, les Vendredis animés et la carte touristique. «La Mascarade est la preuve qu’un regroupement peut faire quelque chose de beau. Il y a eu des répercussions dans le milieu» fait valoir Mme Deschênes.

 

Actions posées afin de revitaliser la rue Racine

Développement local

la Boîte animée: diffusion culturelle et création urbaine

-La Mascarade: fête de l’Halloween sur la rue Racine

-Venue des géants à la Nation huronne wendat dans le cadre des Fêtes de la Nouvelle-France en 2008

-Mise sur pied d’un projet pilote sur la rue Racine: la récolte des cultures

-Sentier des rencontres dans le cadre du 400e anniversaire de Québec

-Naissance du Regroupement de gens d’affaires Bastien-Racine -Étude effectuée par Desjardins Marketing (2005) et parrainée par le CLD de Québec permettant de déterminer les possibilités en terme de développement.

Urbanisme et programmes

-règlement de zonage harmonisé (2008 et 2011)

-plan d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA) sur la rue Racine

-plan directeur de quartier

-identification secteur patrimonial de Loretteville: programme d’aide à la mise en valeur architecturale

-identification zone de revitalisation: programmes municipaux d’aide à la construction, à la rénovation, au recyclage (programme Rénovation Québec (PRQ), FDR, programme d’aide à la rénovation de façades commerciales, AccèsLogis)

Interventions immobilières publiques

-Rénovation du bureau d’arrondissement

-Un réaménagement physique afin de relier le centre Saint-Louis hébergeant la bibliothèque Christine Brouillet à la promenade est au programme de l’arrondissement. L’objectif est de faciliter les déplacements.

(Il s’agit de la deuxième partie des actions posées. Source Arrondissement de La Haute-Saint-Charles)

 

On souhaite vous entendre et vous lire

Vous souhaitez réagir à ce que vous avez lu. On veut connaître votre réflexion à ce sujet. Contactez la salle de rédaction de L’Actuel via redaction_quebec@transcontinental.ca ou 418-686-3036-300.

La conseillère à la culture à la Division de la culture, du loisir et de la vie communautaire, Hélène Nadeau, invite les résidents de l’arrondissement à communiquer avec elle. Les personnes intéressées à proposer un projet d’activités peuvent le faire au 418 641-6701-3728 ou helene.nadeau@ville.quebec.qc.ca L’Actuel, membre du Groupe Québec Hebdo

Articles similaires

Commentaires 0

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *