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15:02 4 avril 2018 | mise à jour le: 4 avril 2018 à 15:02 temps de lecture: 4 minutes

Des travaux compensatoires au poste d’assistant gérant

L’entreprise Au Revend Dons, de Neufchâtel, se distingue par ses volets de récupération, d’économie et d’insertion sociale. Dave Hunter, qui devait réaliser un total de 240 heures de travaux compensatoires, a tellement aimé l’expérience qu’il est devenu bénévole puis assistant-gérant.

Un travail d’exception pour Dave Hunter

Photo TC Media – Alain Couillard

L’employé avoue avoir commencé ses travaux compensatoires dans Bellechasse pour ensuite déménager chez son père qui demeure à proximité de l’entreprise d’économie sociale. «Je suis arrivé ici vers la fin de l’été 2017. Je suis allé au Revend Dons, que je connaissais déjà, et j’ai demandé si je pouvais compléter mes travaux [compensatoires] et on m’a dit oui tout de suite.»

Avec le temps, il explique avoir apprécié l’ambiance de travail et l’esprit d’équipe. «Avant, j’étais livreur chez BMR, mais j’étais tanné de faire un emploi de fou. Mon salaire a diminué de 10$ l’heure en venant ici. C’est vrai que j’aime ça travailler Au Revend Dons.»

Charlie Roy, gérant de l’entreprise, précise que deux personnes réalisent des travaux compensatoires en ce moment. «On a une ambiance exceptionnelle ici. C’est sûr que ces gens-là ont une dette envers la société, mais ça leur donne aussi la chance de s’impliquer et d’interagir avec le public.»

Charlie Roy, en avant plan, et Dave Hunter.

Photo TC Media – Alain Couillard

Expérience enrichissante

Le gestionnaire fait observer qu’en plus des deux salariés, l’organisme sans but lucratif peut compter sur une quinzaine de bénévoles. «Je venais acheter des vinyles ici, il y a un an et demi. Ma conjointe est tombée enceinte et là, j‘ai demandé s’ils recherchaient quelqu’un.» Du jour au lendemain, il s’est retrouvé assistant-gérant. «Un mois plus tard, la femme qui m’avait embauché est partie et on m’a proposé le poste. Ce que j’ai accepté.»

Invité à parler du fonctionnement de l’entreprise d’économie sociale, Charlie Roy avoue que les principaux acheteurs sont des gens dans le besoin. D’autres proviennent de la classe moyenne, il y a des antiquaires, certains individus ciblent des pièces qu’ils revendent ensuite à un prix plus élevé dans des marchés aux puces.

«Moi je suis très à l’aise avec ça, car ces gens-là achètent beaucoup. Ils ne paient pas moins cher que les autres. À partir du moment où j’ai généré mon revenu, s’ils veulent les remettre en vente après, cela ne me regarde plus.» Un deuxième emplacement, réparti sur deux étages, voisin de la maison Amélie et Frédéric, sert d’entrepôt et contient des meubles non vendus provenant du Revend Dons ou des biens, jugés trop beaux, dont certains articles ne sont pas amenés ni exposés par manque d’espace. Une vente publique, dans ces deux locaux, se tient généralement en mai ou juin.

L’application du prix de vente de chaque article est faite de façon arbitraire. «Je regarde sur Internet pour avoir une idée de la valeur, mais je me fie aussi à l’expérience des personnes plus âgées, qui sont bénévoles ici», soutient Charlie Roy.

Le total des ventes mensuelles représenterait, en moyenne, entre 15 000$ à 17 000$. Tout le profit net du Revend Dons est remis au service d’entraide Amélie et Frédérick.

Charlie Roy est très heureux de faire partie de cette d’économie et d’insertion sociale.

Photo TC Media – Alain Couillard

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