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12:03 18 novembre 2017

Catherine Ferland raconte la Nouvelle-France

HISTOIRE. L’historienne Catherine Ferland était invitée à prononcer trois conférences, les 13 et 14 octobre, dans le cadre d’un Circuit de mémoire franco-québécois. Deux d’entre elles ont eu lieu à Beaune et l’autre à Gilly-lès-Cîteaux, deux villes situées à 150 kilomètres au nord de Lyon en France.

Une partie de la délégation franco-québécoise à l’occasion du circuit de mémoire Bourgogne-Québec, 14 octobre. À l’avant : Dominique Rousseau, Georges Pierre, Denis Racine et Catherine Ferland, historienne québécoise.

Photo gracieuseté – Christine Jacques

Passionnée et férue d’histoire, la résidente des Saules a eu le privilège de parler des pionniers qui ont marqué l’Histoire aux 17e et 18e siècles. «Plusieurs Bourguignons ont contribué à fonder la Nouvelle-France, certains de manière flamboyante, d’autres par une action plus discrète» soutient-elle.

Parmi eux, soulignons le médecin Michel Sarrazin (1659-1734), le missionnaire Pierre-Joseph-Marie Chaumonot (1611-1693), l’explorateur et interprète Nicolas Perrot (1644-1717), le capitaine François-Marie Renaud d’Avène des Méloizes (1655-1699) et les gouverneurs Louis d’Ailleboust de Coulonges et d’Argentenay (1612-1660) et Claude de Ramezay (1659-1724).

La médecine, coloniale ou autochtone, a été au cœur de la seconde conférence. L’historienne a révélé qu’en s’implantant en Amérique, la vieille Europe a pavé la voie au développement de nouvelles manières de soigner. Elles ont été au cœur des premiers Hôtels-Dieu et hospices voués aux malades de Québec jusqu’à Montréal.

Boire et manger

L’adaptation au rude hiver, pour celles et ceux qui s’établissaient en Nouvelle-France, n’était pas de tout repos confie Catherine Ferland. «La viande et le poisson étaient souvent au menu auxquels s’ajoutaient beaucoup de légumes. Le maïs, cette céréale de l’Amérique, sera adopté assez rapidement.»

Dès les premiers établissements permanents au début du 17e siècle, les colons de la Nouvelle-France se faisaient un devoir de recréer un mode de vie familier. «On tentait de recréer les mets, les vins et les divertissements en l’adaptant en sol canadien», a conclu l’historienne.

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