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17:43 28 juin 2015

Premier groupe de Valcartier déployé cette année

MILITAIRE. Un premier groupe militaire de Valcartier s’est envolé pour la Pologne aujourd’hui dans le cadre de la 4e rotation de l’opération Reassurance pour participer à une série d’exercices.

Pour les 81 militaires de Valcartier qui se sont envolés vers les 11 heures pour l’Europe de l’Est, cette mission représente une occasion de s’entraîner sur des territoires moins connus avec d’autres soldats des armées polonaise, britannique et américaine. Les militaires séjourneront en Pologne pour une durée de six mois.

Le Canada participe à la mission de l’OTAN pour réassurer sa présence auprès de ses alliés. «On veut faire savoir à M. Poutine que les pays souverains ont des frontières et qu’il est important de les respecter», a expliqué le ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile, Steven Blaney. Contrairement à la mission en Ukraine où les militaires canadiens agissent comme des formateurs, ce déploiement sert plutôt à augmenter la présence du Canada en Europe de l’Est et démontrer sa solidarité aux pays alliés.

Départ enrichissant

Le major Simon Côté, qui commandera les troupes militaires en Pologne, peine à cacher sa fébrilité vis-à-vis le départ imminent. «Pour beaucoup de militaires déployés aujourd’hui, c’est leur premier déploiement à l’étranger, a-t-il expliqué. Ils vont avoir la chance de s’entraîner ailleurs dans des secteurs qu’ils ne connaissent pas. Ça va être intéressant de voir comment nos troupes vont travailler avec les différents groupes militaires là-bas.» Il rappelle le plaisir qu’il a déjà eu à travailler avec les autres pays membres de l’OTAN. «On voit que dans les pays de l’OTAN, on a des buts et des objectifs communs.»

Pour Daniel Michel-Habib, il s’agit d’un premier déploiement à l’étranger. «C’est excitant, parce qu’on va pouvoir apprendre à travailler avec d’autres militaires de partout dans le monde», a-t-il affirmé. L’aspect plus sécuritaire de cette mission rend la séparation des proches moins difficiles. «Ça peut être plus dur pour ceux qui restent que pour ceux qui partent», a-t-il confié, en présence de ses parents. Son père Michel est confiant que son fils va savoir tirer l’expérience nécessaire de cette mission. «Ils y vont pour offrir leur savoir et enrichir le leur», croit-il.

Le Brigadier-général, Stéphane Lafaut, qui commande la 2e Division du Canada et la Force opérationnelle interarmées, est assuré que les militaires canadiens ont beaucoup à apporter aux soldats étrangers qui participent aussi à cette mission. «On a des soldats qui ont énormément d’initiative et une polyvalence reconnue, en plus d’avoir une bonne expérience de combat», énumère-t-il. Les troupes déployées en Europe de l’Est devraient être de retour d’ici le début de janvier 2016.

Québec Hebdo

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