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21:00 4 octobre 2015 | mise à jour le: 4 octobre 2015 à 21:00 temps de lecture: 3 minutes

Enfin un donneur compatible pour Rosalie

HAUTE-SAINT-CHARLES. Rosalie Lirette Gilbert, cette jeune femme atteinte de leucémie aigüe, dont la vie dépendait d’un donneur autochtone, pourra finalement recevoir une greffe.

Maintenant qu’on a trouvé un donneur compatible, la bataille de Rosalie Lirette Gilbert, elle, se poursuit. (Photo gracieuseté)

La famille a appris la bonne nouvelle il y a quelques jours, raconte sa sœur, Hélisa. «Puisque les médecins ne trouvaient pas de donneur de moelle osseuse, ils ont décidé de chercher du côté du sang de cordon [ombilical]», explique la jeune femme. «Ils en ont même trouvé deux!», se réjouit-elle. «L’un deux est 100% compatible.»

Hélisa Lirette Gilbert raconte que ses proches ont d’abord été inquiétés qu’un donneur de moelle osseuse soit introuvable. «Mais j’ai dit à Rosalie : il y a tellement de survivants [qui ont reçu une greffe de sang de cordon] qui m’ont écrit!», raconte-t-elle. «Au début, je ne lui avais pas dit tout le monde qui m’avait écrit!»

Le sang de cordon ombilical contient moins de cellules souches, explique Laurent-Paul Ménard, porte-parole pour Héma-Québec, mais plus le taux de compatibilité est élevé et plus les espoirs de succès d’une greffe le sont aussi, conclut-il.

Mobilisation

Au moment où Hélisa Lirette Gilbert lançait son premier appel à la mobilisation sur les réseaux sociaux en août, trouver un donneur compatible avec Rosalie s’annonçait ardu – voire impossible – vu leurs origines autochtones.

Son message a été entendu, puisque le registre des donneurs de cellules souches d’Héma-Québec compte maintenant plus de 700 autochtones et métis inscrits, rapporte Laurent-Paul Ménard. C’est presque trois fois plus qu’avant le cri du cœur lancé par Hélisa.

La famille résidente de la Haute-Saint-Charles se dit évidemment touchée par cet élan de solidarité, qui pourra aussi profiter à d’autres : «Quand les gens s’inscrivaient au registre des donneurs, ce n’était pas juste pour Rosalie : c’est pour tout le monde», rappelle la grande sœur de Rosalie.

Traitements

Maintenant qu’on a trouvé un donneur compatible, la bataille de Rosalie, elle, se poursuit.

La jeune femme de 19 ans est actuellement hospitalisée «parce qu’elle a contracté une bactérie», rapporte sa sœur. Elle pourrait demeurer à l’hôpital jusqu’au moment de sa greffe prévue pour la mi-octobre. Entre-temps, le moral demeure bon : «Depuis le début, elle est vraiment positive, elle est vraiment forte. Plus que moi je pourrais l’être», conclut Hélisa Lirette Gilbert.

À lire sur le même sujet : Cri du cœur pour trouver un donneur autochtone

Québec Hebdo

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