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11:09 6 août 2021 | mise à jour le: 6 août 2021 à 11:09 Temps de lecture: 4 minutes

La cabane du gardien, vestige du passé à Lac-Saint-Charles

La cabane du gardien, vestige du passé à Lac-Saint-Charles
Photo: /Photo Métro Média - Perrine Gruson

Une cabane patrimoniale, vieille de 104 ans et changée deux fois d’emplacement, a subi une importante restauration grâce à l’aide d’un bénévole et président du CA du groupe R.A.F.A.L. (Ressources Action Familles à Lac-Saint-Charles), Ludovic Lorrin. Elle fait désormais partie du décor enchanteur de la nouvelle forêt nourricière à Lac-Saint-Charles.

M. Lorrin, résident de la rue des Épinettes Rouges, a été contacté par une citoyenne de sa rue au sujet d’une vieille cabane dont elle voulait se départir.

«J’ai contacté Marcelle Thivierge, qui avait la cabane sur son terrain et des informations à son sujet. Elle m’a appris que celle-ci a été construite en 1917, sur le terrain de la famille Lemieux, belle-sœur du ministre Taschereau.  Elle était le lieu de vie du gardien du domaine, qui surveillait la propriété et accueillait les gens de la ville qui venaient se détendre et pécher. Le domaine était alors situé à peu près à l’actuel emplacement de la rue Beau-Site», explique Ludovic Lorrin,

Dans la cabane, on retrouve les vestiges d’un coin lit et d’un foyer qui se trouvaient à l’intérieur, éléments du quotidien du gardien.

En 1958, les propriétaires du domaine ont acheté une autre maison autour du lac, sur la rue des Épinettes Rouges. «En 1961, la cabane a donc été déplacée à cette maison familiale. Elle a été transportée en hiver sur le lac, à l’aide d’un traîneau tiré par des chevaux», raconte M. Lorrin.

Deux ans après le déménagement, la maison principale du domaine a brûlé. «La cabane du gardien est le seul artefact qui reste de cette époque», indique-t-il.

Restauration

Aux dires de Ludovic Lorrin, la cabane en rondin a sérieusement «manqué d’amour». Charpentier de formation, il a pris en charge la restauration de la cabane, une fois qu’elle a été transportée à son endroit actuel, au bout de la rue des Échassiers, près de la forêt nourricière. «Elle symbolise le gardien de la forêt. On a refait le toit au complet. Je l’ai remise à niveau. On a donné un bon coup de peinture et un carreau cassé a été changé», mentionne le président du CA, qui estime à 200h le temps qu’il a passé à retaper la bicoque.

Forêt nourricière

La cabane du gardien trouve naturellement sa place dans le nouveau décor du bout de la rue des Échassiers où prend naissance la nouvelle forêt nourricière, mise en place en août-septembre 2020 par les organismes Agiro et R.A.F.A.L. «Il s’agit de la première forêt nourricière sur le site de la Ville de Québec», fait valoir Amélie Lefevbre, conseillère en permaculture, qui a mis en place la forêt. Elle précise que si les végétaux poussent encore timidement et de façon un peu éparse, c’est parce que le plan a été conçu en pensant «à leur future grande amplitude. De plus, la canopée n’est pas aussi dense que dans une forêt naturelle. Le soleil doit se rendre aux herbacées», explique Mme Lefevbre.

Les deux ou trois premières années, Amélie Lefebvre précise que l’entretien d’une forêt nourricière est semblable à celui d’un potager. «Avec le temps, cela demande de moins en moins d’entretien, l’écosystème devient plus autonome», conclut-elle.

La forêt nourricière n’est pas encore officiellement ouverte au public. Pour informations, contacter l’organisme RAFAL.

Végétaux variés

Environ 300 végétaux ont été plantés sur le site, dont 16 types d’arbres fruitiers, ainsi que des herbacées plus ornementales. Des pommiers, pruniers, cerisiers, argousiers, camérisiers, et des bleuetiers ont été plantés, entre autres.

Amelie Lefebvre et Ludovic Lorrin, membres de R.A.F.A.L. et bénévoles qui ont travaillé sur la cabane et la forêt nourricière.

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