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16:08 3 juillet 2021 | mise à jour le: 6 juillet 2021 à 16:14 Temps de lecture: 3 minutes

Confort et réconfort à La Traite

Confort et réconfort à La Traite
Photo: /Photo Métro Média - Perrine GrusonL’entrée de purée de courges. Menoum!

Le restaurant La Traite, situé à même l’Hôtel-Musée des Premières-Nations, propose une cuisine autochtone, préparée à l’aide d’aliments locaux et traditionnels. Le souper au restaurant a été une véritable expérience au cœur des saveurs autochtones. Manger une bouchée à La Traite s’avère une belle façon de rendre hommage aux Premières-Nations et à leur culture. 

La courge séchée, le foin d’odeur, le thé du labrador, les petits fruits sont des exemples d’ingrédients secs avec lesquels les autochtones assaisonnent leurs plats et qui se retrouvent dans chaque assiette du menu de La Traite.

J’ai commencé mon repas avec une entrée végétarienne: une mousse de courge grillée et parfumée à la sauge. Deux ingrédients-clé de ces plats, la courge et la sauge, se marient parfaitement ensemble. Les asperges étaient parfaitement cuites et la caméline croustillante un pur délice. C’est assurément l’entrée parfaite pour garder de la place pour le gibier qui va suivre. Parfaitement balancé, le plat savait mettre en évidence le sucre de la courge, sans en retirer la fadeur qui la caractérise lorsqu’elle n’est pas ou mal assaisonnée.

Par la suite, j’ai pu déguster une côte de bison braisée aux épices du guerrier. Des légumes parfaitement assaisonnés (avec un peu de menthe?), un oignon délicieusement caramélisé et une purée de maïs crémeuse sont venus agrémenter le tout. J’ai apprécié le goût du bison, mais la viande était légèrement coriace pour ma mâchoire non habituée. Ce n’était pas un problème toutefois, tant l’agencement des saveurs était intéressant: doux avec une pointe d’acidité (merci canneberges!) qui vient contrebalancer la viande rouge.

Comme dessert, j’ai pu me régaler avec un entremets au chocolat: un biscuit aux noisettes surmonté d’une mousse au chocolat noire et de la crème anglaise au thé de la Minganie. Je me confesse, je n’ai souvent plus de place pour un dessert lorsque je vais au restaurant. J’ai terminé celui-là en léchant presque l’assiette (un peu de bienséance s’il vous plaît!) malgré l’imposante pièce de viande que j’avais terminée juste avant. C’était délicieux.

L’avis de l’ami goûteur

J’ai d’abord trouvé que le service était très efficace malgré un contexte pandémique que l’on sait difficile en restauration. Mon entrée de tartare de cerf était très bien assaisonnée. J’ai pu déguster une autre viande forestière en plat principal, du wapiti. On percevait bien que les saveurs étaient de provenance locale tant au niveau des épices que de la viande de wapiti. J’aimerais en savoir davantage ces producteurs locaux qui ont permis au chef de La Traite d’en faire un repas d’exception.

Bière et bannique

En plus du très bon service, il n’y a pas que les plats qui sont pensés pour vivre l’expérience autochtone. De la bannique (pain au maïs) est servie et la bière Kwe (au maïs également) est proposée.

 

 

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