L'Actuel
15:05 8 juin 2021 | mise à jour le: 9 juin 2021 à 13:25 temps de lecture: 3 minutes

Un mur d’art à la lunetterie

Un mur d’art à la lunetterie
Photo: /Photo Métro Média - Perrine GrusonL’artiste exposé en ce moment est Jason Duval, alias ArtJaiz, avec ses portraits de monstres.

EXPOSITION. Caroline Guay, artiste-portraitiste, a longtemps exposé ses œuvres dans des cafés et des bistrots. Avec l’arrivée de la Covid-19 en 2020 et les fermetures, Mme Guay a voulu pallier le manque de lieu pour voir des œuvres. Elle a ainsi demandé à son conjoint, propriétaire de la lunetterie des Méandres, s’il était disposé à prêter un mur pour y accrocher des œuvres d’art.

«Je voulais donner une autre chance aux artistes, il y avait un besoin d’avoir un lieu de plus», confie Caroline Guay, qui a envisagé alors de demander à son conjoint propriétaire. «Sur le coup, j’ai répondu: je n’ai pas le droit, moi, de vendre autre chose que les produits liés à la lunetterie, c’est dans la loi. Mais finalement, je prête seulement mon mur pour y accrocher les œuvres, il n’y a pas de transaction ici, je ne fais pas de vente. Si un client est intéressé par une œuvre, je lui dis de contacter Caroline, qui le met en contact avec l’artiste», explique Gabriel Saint-Pierre, propriétaire du commerce et simple diffuseur d’art.

Une belle place pour admirer des œuvres d’art   

Pour Caroline Guay, rien de mieux qu’une lunetterie pour exposer des toiles ou des dessins, puisque c’est un lieu où l’on doit s’assurer qu’on voit bien. «Au début, j’ai choisi de montrer des portraits de vedettes à lunettes, mais j’élargis de plus en plus. Cela peut être du figuratif, de l’abstrait, du collage, des techniques mixtes, de la photographie, bref, tout ce qui peut s’accrocher à un mur», fait valoir l’instigatrice de la démarche.

Les œuvres d’art changent aux deux mois, pour un roulement optimal. «Ça donne le temps à plusieurs gens de passer. Tout est réservé jusqu’en décembre prochain», précise Caroline Guay.

Visibilité

Exposer son art à la lunetterie des Méandres est tout bénéfice pour les artistes qui auront la chance d’y montrer leur travail. «On ne prend pas de cote, c’est gratuit», explique l’artiste qui s’est remise au dessin depuis trois ans. Pour la sélection, Caroline Guay se penche sur la qualité du travail, la personnalité de l’artiste, sa démarche, mais elle cherche aussi de la variété. «C’est une fierté de voir les artistes tellement contents, c’est plaisant de rendre service», conclut celle qui aurait aimé avoir une telle offre au début de sa carrière.

Bouche-à-oreille

Pour le moment, les candidatures se font auprès de Caroline Guay par le bouche-à-oreille. Toutefois, elle espère officialiser l’offre prochainement, notamment dans les regroupements dont elle fait partie, comme la Société artistique et culturelle de Québec (SACQ) et les Artistes visuels du Québec (AVQ).

 

 

 

Articles similaires

Commentaires 0

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *