L'Actuel
13:34 28 avril 2021 | mise à jour le: 28 avril 2021 à 13:34 temps de lecture: 4 minutes

De cadet de Loretteville à capitaine d’un navire

De cadet de Loretteville à capitaine d’un navire
Photo: /Photo gracieuseté

PORTRAIT. Maude Ouellet-Savard, originaire de Loretteville, vogue en ce moment au large de l’océan pacifique au commandement du navire NCSM Brandon, dans le cadre de l’opération CARIBBE, une mission antidrogue de la Marine canadienne.

Sans le programme des cadets, Maude Ouellet-Savard ne se serait probablement pas enrôlée dans l’armée. Dans sa famille, il n’y a ni militaire, ni attrait particulier pour la navigation. «Mon premier contact avec la mer s’est fait dans le cadre d’une formation de manœuvrier avec les cadets. Ça m’a donné la piqûre», explique la capitaine qui voulait appliquer à l’Institut maritime de Rimouski pour apprendre la navigation. Finalement, en discutant avec ses voisins militaires lorettevillois, elle s’est décidée à tenter l’aventure dans les Forces armées et la marine, un choix qu’elle est bien contente d’avoir fait, 20 ans plus tard.

Mode de vie maritime

«Le navire, c’est un espace limité. C’est un mode de vie différent où l’équipage devient notre nouvelle famille. Comme dans n’importe quelle famille, il y a parfois des chicanes, mais quand on se rappelle notre mission, on passe toujours par-dessus. On ne se sent jamais seule», fait valoir celle qui est née un 8 mars, Journée internationale des droits des femmes.

Si la camaraderie vécue à bord n’a pas de sexe, la capitaine précise qu’en ce moment, il y a 11 femmes sur 40 membres canadiens dans l’équipage, accompagnés de sept garde-côtes américains, ce qui est considéré comme une bonne moyenne féminine. La capitaine confie n’avoir jamais ressenti de pression et son leadership a selon elle toujours été apprécié des hommes comme des femmes.

Ce qui lui plaît le plus de sa carrière à parcourir les océans? Le fait d’avoir beaucoup de diversité dans les tâches, la variété des défis qui se présentent et le fait que le travail soit le contraire de routinier.

L’importance de la planification

La navigation ne peut être optimale sans une excellente planification et beaucoup d’anticipation. «On se tient près de tous les rapports météo. Pour le confort et l’efficacité de l’équipage, on ajuste nos plans selon ce que la météo annonce», exprime celle qui a déjà dû faire face à un typhon de catégorie 5 en mer en Asie en 2008. «J’étais navigatrice du navire et nous revenions de l’opération Altair en direction du Japon lorsque Jangmi (le typhon) se dirigeait vers la Chine. Cela a été très angoissant, car j’étais d’un niveau très subalterne et responsable de la navigation du navire. Ce fut une excellente occasion d’apprentissage pour moi de surmonter ces difficultés et de ramener le navire à Victoria en toute sécurité».

Essayer la carrière militaire?

Pour la militaire, les cadets sont une excellente porte d’entrée à une carrière dans les Forces armées. Un endroit où la discipline, l’encadrement et la structure serviront toute la vie. «On peut essayer la réserve aussi. À temps partiel, ça permet d’apprendre un métier en même temps que d’étudier ou en tout cas d’ajouter des cordes à son arc. Pour découvrir une passion, rien de mieux que l’essayer!», fait valoir la désormais résidente de Colombie-Britannique, qui considère toujours Loretteville comme son port d’attache.

Officier de guerre navale

Maude Ouellet-Savard a pris le commandement du NCSM Brandon en 2019, son premier commandement en mer. «C’est vraiment passionnant d’avoir atteint ce jalon dans ma carrière. Ce n’est pas une mince affaire de réussir l’instruction d’officier de guerre navale. Commander un navire est une chose à laquelle beaucoup d’entre nous aspirent et je suis très heureuse que mon navire soit le Brandon, car c’est ici que j’ai commencé ma carrière de navigatrice dans la Marine».

 

 

Articles similaires

Commentaires 0

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *