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09:41 23 mars 2021 | mise à jour le: 23 mars 2021 à 09:41 temps de lecture: 3 minutes

Un refuge s’inquiète pour les animaux domestiques

Un refuge s’inquiète pour les animaux domestiques
Photo: /Photo Métro Média - Archives

PITOUS. Depuis la vente de la bâtisse des Fidèles Moustachus sur le boulevard Saint-Claude, le propriétaire Samuel Côté continue d’offrir des services en jumelant des animaux abandonnés avec des familles d’accueil, sans avoir de lieu physique. L’ami des animaux continuera également à vendre des produits dans sa boutique en ligne, qu’il souhaite éthiques et le plus écologiques possible, en lien avec le renforcement positif de l’animal.

L’année 2020 a été particulièrement difficile pour Samuel Côté. Avec le début de la pandémie, les refuges se sont vidés au profit de familles ou de personnes qui s’ennuyaient à la maison et désiraient se procurer un animal domestique, avec pour conséquence un très petit nombre d’abandons.

«Mon modèle d’affaires, c’était un peu de gérer les abandons. En raison de la crise et du temps passé à la maison, il y en a eu beaucoup moins. Je me suis beaucoup endetté», explique le jeune père de famille qui a vendu la bâtisse qui lui occasionnait beaucoup trop de frais en décembre dernier.

Des inquiétudes

La situation entourant les animaux domestiques et l’adoption le préoccupe. «En ce moment, il y a trop de demandes et pas assez d’offres pour les animaux. Plusieurs refuges ont fermé leurs portes. Les sites de petites annonces vendent les animaux à des prix complètement fous. Je crois qu’il y a beaucoup de personnes qui ont adopté pour de mauvaises raisons. Quand la vie va recommencer, qu’on va sortir plus, notamment au travail, l’animal pourrait avoir de sérieux problèmes de comportement, parce qu’il s’ennuie», s’inquiète M. Côté qui anticipe en conséquence un nombre d’abandons massif.

Le propriétaire du refuge est également soucieux du nombre d’animaux vendus sur les petites annonces par des usines à chiot par exemple, un problème très québécois selon lui, notamment en raison du manque de législation. «Quand les chiens viennent d’usines à chiots, ils sont déjà remplis de problèmes de comportements, et souvent aussi de génétique, car ils sont accouplés n’importe comment. S’ils ne sont pas bien pris en charge dès le début, ils vont développer de sérieux problèmes. La première <@Ri>batch<@$p> d’abandon sera sûrement reliée à ça», avance-t-il.

Des projets

Le propriétaire du refuge compte racheter une nouvelle bâtisse, sans urgence, quand la situation actuelle et ses finances le permettront, afin d’accueillir de nouveau les animaux. En plus de l’aspect zoothérapie qu’il aimerait développer, une courte formation pour devenir promeneur certifié est dans les cartons. «On ferait en même temps de l’éducation à la population».

Samuel Côté souhaite donc recruter encore plus de familles d’accueil avec beaucoup d’expérience pour jumeler les animaux. «J’aimerais pouvoir empêcher ce qui s’en vient. Je veux continuer à sauver des animaux».

«Je veux continuer à sauver des animaux.»
-Samuel Côté

La bâtisse a été vendue à une boutique de réparation d’appareils électroniques.

 

 

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Commentaires 1

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  • Nadine Labelle

    Je suis bien d’accord avec M. Côté. Quand la pandémie sera bel et bien terminée, les gens vont retourner au travail à temps plein et n’auront plus autant de temps à accorder à leur animal ! Et ces pauvres petites bêtes qui auront été là avec tout leur amour, vont se sentir peu à peu délaissés pour finalement être abandonnés dans les refuges et fourrières. Mais puisque plusieurs refuges ont dû fermer par manque de « travail », on va certainement se retrouver avec un double problème. L’avenir n’est pas rose pour nos p’tits amours poilus !!! C’est triste … Très triste !