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11:37 18 mars 2021 | mise à jour le: 18 mars 2021 à 18:27 temps de lecture: 7 minutes

Programme Prep School de l’Académie Saint-Louis: l’alternative hockey de Québec

Programme Prep School de l’Académie Saint-Louis: l’alternative hockey de Québec
Le processus d’admission est très long pour réussir à entrer dans une école préparatoire aux États-Unis. Stéphane Paradis agit comme conseiller spécialisé en la matière pour les jeunes de l’ASL. Photo gracieuseté

PROFIL. L’ascension du hockeyeur Félix Robert, qui cogne aux portes de la LNH alors qu’il a été promu avec la formation filiale des Penguins de Pittsburgh avec Wilkes-Barry, fait ressortir à nouveau qu’il y a plusieurs chemins menant vers le succès. Une façon de penser qui caractérise bien le programme hockey Prep School de l’Académie Saint-Louis, dont Robert est issu. Un programme qui offre un monde de possibilités aux hockeyeurs de la région, depuis sa création en 2004-2005.   

«Quand Dany Bernard a fondé le programme en 2004, c’était très avant-gardiste. Je suis encore convaincu que nous le sommes. La finalité du programme est simple. On veut donner la chance à nos hockeyeurs de poursuivre leurs études tout en jouant au hockey le plus longtemps possible. Pour nous, toutes les options sont bonnes; Midget AAA, LHJMQ, École préparatoire (Prep School) canadienne ou américaine, hockey collégial, hockey universitaire canadien et NCAA. Ce sont toutes de belles options et on est là pour les faire découvrir à nos joueurs», mentionne le grand manitou du programme hockey de l’Académie Saint-Louis, Christian Alain.

L’anglais est un attrait important du programme alors que les joueurs sont baignés régulièrement dans un univers anglophone. Photo gracieuseté

Le programme de hockey a traversé plusieurs étapes depuis sa création alors qu’il est le seul de la région de Québec à faire partie du New England Prepatory School Athletic Counsil (NEPSAC) depuis mai 2015.

«Nous sommes bien loin du temps où l’on jouait seulement des rencontres exhibitions face à l’école Northwood au Lake Placid en 2005. Cela a été notre porte d’entrée vers cette ligue. Au fil du temps, on se faisait des contacts et on était en mesure de jouer d’autres matchs face à différentes écoles préparatoires. Nos matchs aux États-Unis ne faisaient pas partie d’aucun classement jusqu’à ce qu’on adhère au NEPSAC. Maintenant, les parties comptent dans le classement des formations que nous affrontons, mais nous n’avons pas accès aux séries éliminatoires. Cependant, depuis deux ans, on a nos propres séries avec d’autres écoles indépendantes. On fait un tournoi à la réputée université RPI. Finalement, nous avons pris la décision en 2018 de faire du programme Prep School la finalité de notre programme de hockey à l’Académie Saint-Louis.»

Expérience unique

Un joueur faisant partie du programme de l’ASL peut s’attendre à vivre une saison très différente de tout ce qu’il a connu avant. Une saison normale de 45 à 47 parties comprend toujours une visite du campus de l’école préparatoire qu’ils affrontent et des explications sur le processus d’admission. Une saison qui s’étend du mois de septembre au mois de mars et qui verra l’autobus de la formation parcourir environ 25 000 km.

«C’est vrai qu’il y a beaucoup de route, mais ça resserre beaucoup les liens entre les joueurs. Notre suivi académique avec nos gars est très serré. C’est toujours intéressant de faire la visite de ces campus qui ont beaucoup de budget pour leurs infrastructures. C’est encore plus plaisant quand c’est l’un de nos anciens qui nous fait faire la visite. Je veux aussi mentionner que le calibre est très relevé. Nous affrontons des joueurs de 17 à 20 ans. On doit toujours être en mesure de combler cette maturité physique qui nous manque. Nos joueurs doivent toujours affronter de l’adversité et c’est pour cela que notre formation prep school est la pierre angulaire de notre programme.»

Succès sur toute la ligne

Pour Christian Alain, les nombreuses années à diriger le programme de hockey de l’ASL l’ont assuré d’une chose.

«La formation prep school est assurément un succès. On veut offrir quelque chose d’unique à nos jeunes tout en leur faisant atteindre leurs objectifs. Ils ont besoin d’aller à l’abreuvoir et nous sommes là pour leur montrer le chemin. Nous allons toujours respecter le choix qu’ils vont faire par la suite. Nous avons placé jusqu’à ce jour 57 joueurs juniors et plus de 150 joueurs dans les écoles préparatoires aux États-Unis et au Canada. De ce nombre, au moins 90% d’entre eux ont décidé de poursuivre leur parcours académique à l’université. Finalement, s’ils ont le talent pour aller plus haut, nous avons aussi montré qu’il y a des joueurs issus de ce programme qui sont capables de jouer dans la LNH.»

Il ne reste maintenant qu’aux frontières d’ouvrir à nouveau pour que l’aventure se poursuive pour ses hockeyeurs choyés.

La passion du hockey. Photo gracieuseté – Helena Carrier

Les joueurs ayant marqué le programme

Voici la liste de plusieurs joueurs ayant laissé une marque indélébile sur le programme Prep School  de l’Académie Saint-Louis. Le responsable du programme Christian Alain a bien voulu analyser brièvement chaque étudiant-athlète.

Le groupe LNH

Yanni Gourde: Le petit joueur de centre vient de remporter La Coupe Stanley avec le Lightning de Tampa Bay. «C’est un travailleur infatigable, il a une grande éthique de travail.»

Kevin Roy: Il a joué à l’Université Northeastern avant de jouer 28 rencontres pour les Ducks d’Anaheim. L’ailier gauche joue présentement avec les Roadrunners de Tucson. «Un joueur possédant beaucoup de talent. Il a des mains incroyables. Le hockey a l’air facile quand il a la rondelle sur sa palette.»

Félix Robert: Il a connu beaucoup de succès avec Sherbrooke dans la LHJMQ. Il appartient aux Penguins de Pittsburgh dans la LNH, mais il n’a toujours pas disputé de partie avec eux. «Il est le meilleur joueur que j’ai coaché. Il a marqué 75 points en seulement 45 parties lors de son passage chez nous. Il est toujours le joueur le plus intelligent sur la glace. Un sens du jeu incroyable.»

Le groupe studieux

Louis-Philippe DeCourcy: Le gardien de but a joué pour l’école préparatoire Hotchkiss avant de de fréquenter le Lake Forest College. Il travaille dans le domaine des finances à Chicago. «Il était académiquement exceptionnel. Il a démontré beaucoup d’adversité dans son cheminement. Le programme a joué un rôle important dans son développement.»

Antoine Crépin-Héroux: Il a fréquenté l’école préparatoire Lawrenceville avant de jouer quatre saisons pour l’Université Princeton. «Fréquenter l’Université Princeton, ce n’est pas rien! Inutile de dire qu’il était très intelligent. Il est maintenant ingénieur dans l’état de New York.»

Charles-Alexandre Rioux: Le gardien de but a fréquenté l’école préparatoire Gunnery. Il a ensuite étudié à la prestigieuse Université Notre-Dame en Indiana. Il a conservé une moyenne de buts alloués de 2,76 en 2017-2018 avec le Fighting Irish. «Un autre étudiant exceptionnel. Il balançait merveilleusement bien l’école et son sport. Simplement un bon être humain.»

Futur prometteur

Raphaël Marcoux: Le défenseur de secondaire quatre fait déjà tourner bien des têtes. Il fréquente l’Académie Saint-Louis depuis son année secondaire un et sa moyenne générale est de 93%. «C’est vraiment un joueur talentueux. Il est très efficace défensivement et il possède un excellent sens du jeu. Vous allez entendre parler de lui. Il parle avec plusieurs écoles préparatoires aux États-Unis.»

L’uniforme de l’Académie Saint-Louis. Photo gracieuseté – Helena Carrier

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