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09:41 4 mars 2021 | mise à jour le: 4 mars 2021 à 13:52 temps de lecture: 3 minutes

Le primaire réussit mieux que le secondaire au CS de la Capitale

Le primaire réussit mieux que le secondaire au CS de la Capitale
Les élèves du primaire réussissent mieux que ceux du secondaire dans les écoles du CSSC. /Photo Métro Média – Archives

ÉDUCATION. La remise des premiers bulletins ne suscite aucune crainte dans les établissements du primaire du Centre de services scolaires de la Capitale (CSSC). On note une augmentation du taux de réussite de la 3e à la 6e année, mais une baisse au secondaire.

Pour l’étape initiale complétée au début de février 2021, les résultats dans les matières comme le français et les mathématiques s’avèrent rassurants pour les élèves du primaire. En comparant les résultats compilés à la même période l’an dernier, on constate une augmentation du taux de réussite de 6% en lecture et autant en mathématiques pour les élèves de 3e année. La hausse représente 14% en écriture et 18% en mathématiques pour ceux de 6e année.

Au secondaire, le portrait des 7981 élèves est très différent. En se référant aux résultats compilés au 2e bulletin de l’année 2019-2020 la variation est de -12% à +11% en écriture, et de -20% à +1% en mathématiques selon les niveaux (1re à la 5e secondaire).

On remarque une hausse du taux de réussite en écriture pour le 1er secondaire qui est passé de 66% en 2020 à 77% cette année. En 5e secondaire le taux de réussite en écriture a augmenté d’à peine 1%. Quant à la diminution la plus importante, on la retrouve en mathématique en 2e secondaire. Le taux de réussite est passée de 78,44% il y a un an à 58,24% en 2021.

Inquiétude provinciale

Récemment, les médias martelaient en gros titres que la pandémie fait grimper le taux d’échec au secondaire. Particulièrement en mathématiques, où jusqu’au quart des élèves de certaines régions n’obtiennent pas la note de passage après la première moitié de l’année scolaire. Si bien que la Fédération québécoise des directions d’établissement (FQDE) craint que ces jeunes n’atteignent pas le niveau de connaissance espéré. Elle entrevoit déjà une explosion des insuccès.

Devant des taux d’échec pouvant frôler les 20% dans certaines matières importantes, alors que ratio global se situe habituellement autour de 10%, le milieu scolaire s’alarme. «Ce premier bulletin doit servir à réagir et mesurer l’étendue des besoins. Il faut identifier rapidement les élèves qui ont besoin du programme de tutorat annoncé par le ministère de l’Éducation. Et prioriser ceux qui présentent déjà les plus grandes difficultés», fait-on valoir à FQDE.

Du côté de l’Association des orthopédagogues du Québec, le constat général est moins pessimiste. On soutient qu’il faut éviter de tirer des conclusions hâtives. Après tout, il reste 65% de la note finale à aller chercher. De plus, on rappelle qu’une note doit être perçue comme un indicateur parmi d’autres. Le but consiste à développer certaines compétences au terme de l’année scolaire. Le premier bulletin doit servir à orienter la suite du parcours.

Avec la collaboration de François Cattapan

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