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16:27 24 janvier 2021 | mise à jour le: 24 janvier 2021 à 16:27 Temps de lecture: 3 minutes

L’industrie touristique de Wendake écorchée par la pandémie

L’industrie touristique de Wendake écorchée par la pandémie
L’industrie touristique est lourdement affectée par la pandémie. /Photo Métro Média – Archives

FINANCES. Les industries touristiques et hôtelières de Wendake, reconnues comme des éléments clés de la communauté, sont aussi lourdement affectées par la pandémie. Tout est mis en œuvre pour les maintenir à flot en attendant un retour à la normale espéré dans quelques mois.

colombe Bourque, directrice générale de l’Hôtel-Musée Premières Nations, du Musée huron-wendat et de l’Office du tourisme de Wendake. /Photo gracieuseté

Colombe Bourque, directrice générale de l’Hôtel-Musée Premières Nations, du Musée huron-wendat et de l’Office du tourisme de Wendake, mentionne que l’agrandissement de l’hôtel a été reporté une troisième fois. Le projet consiste à augmenter le nombre de chambres de 55 à 83. De plus, il doit permettre d’aménager une salle pouvant recevoir 250 personnes. «On va tout analyser en tenant compte de la situation à laquelle nous serons rendus cet automne. Ce n’est pas le moment d’investir 6 M$ lorsqu’il y a une incertitude économique comme celle que nous visons actuellement.»

 «Si tout le monde est vacciné et que nous retrouvons une clientèle régulière, cela justifierait l’agrandissement, c’est certain. Ce qui nous rassure c’est que les organisations touristiques qui allaient bien avant la pandémie vont continuer de bien aller après.»
-Colombe Bourque

Avant l’annonce du confinement généralisé le 25 décembre, la directrice précise que son équipe avait préparé une programmation extraordinaire pour le temps des Fêtes pour la clientèle familiale et touristique. «Nous avions beaucoup de réservations, mais là, nous n’avons plus de musée ni de restaurant. Il y a beaucoup d’on avance et on recule.» En pleine saison, avant la pandémie, l’Hôtel-Musée Premières Nations embauchait 130 personnes.

Quant au musée, Mme Bourque mentionne que le personnel travaille actuellement sur l’élaboration d’une exposition virtuelle. «Nous créons de nouveaux forfaits. Les écoles pourront acheter des trousses pédagogiques que les élèves qu’ils pourront télécharger afin de suivre un cours sur la culture huronne-wendate dans leur classe de façon très dynamique. Il y a beaucoup d’ajustement à faire et ça ne se fait pas en criant ciseau.»

Parallèlement à cette démarche, le musée a embauché Yves Chrétien, un archéologue qui a construit la maison longue. «C’est un gars qui est très reconnu dans son domaine. Il s’agit d’un programme de deux ans qui permet de faire le tri de nombreux artefacts hurons-wendat provenant d’un peu partout au Québec et en Ontario. Son travail est de les identifier, de faire des recherches sur eux et de les classer.»

Partys refusés

Interrogée sur les récentes révélations indiquant que certains établissements hôteliers du Québec fermaient délibérément les yeux sur la tenue de regroupement illégaux, Colombe Bourque déplore vivement la situation. «On a eu de vraies demandes cet automne d’individus et d’organismes, mais elles ont toutes été refusées. Imaginez si on avait vu notre hôtel dans les médias, je ne l’aurais vraiment pas apprécié.»

Élue administratrice au sein de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec l’an dernier, Colombe Bourque déplore cette situation qui donne une image négative à l’ensemble de l’industrie touristique provinciale.

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