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09:14 18 décembre 2020 | mise à jour le: 18 décembre 2020 à 09:16 temps de lecture: 4 minutes

Le Restaurant Sagamité rouvrira l’an prochain

Le Restaurant Sagamité rouvrira l’an prochain
La façade ouest du Restaurant Sagamité dont le nom désigne une soupe-repas enrichie de gibier. /Photo gracieuseté

INVESTISSEMENTS. L’aide financière de 1,9 M$ accordée par le gouvernement du Québec, sous forme de prêt, permet de relancer les travaux du bâtiment incendié le 2 décembre 2018. La nouvelle mouture permettra d’accueillir 300 personnes auquel s’ajouteront un plus grand hall majestueux, de nombreux artéfacts et une exposition permanente d’art et d’artisanat.

Steeve Gros-Louis et Niva Sioui devant la section où ont débuté les travaux récemment. /Photo Métro Média – Alain Couillard

Deux ans après avoir été détruit par un incendie, les travaux de reconstruction du restaurant gastronomique La Sagamité de Wendake reprennent. Dès l’annonce officielle de l’aide financière, le 7 décembre, une équipe était sur place afin de couler des dalles de béton. «On ne fera pas beaucoup de travaux cet hiver, car cela coûterait 33% plus cher, mais nous allons quand même monter la structure d’acier pour le début 2021.»

«Pour nous, c’est important de garder l’âme de La Sagamité et de conserver la façade ouest. On ne fait jamais rien à l’improviste. On veut que ça demeure fidèle à ce que les clients ont connu.»
-Steeve Gros-Louis

Steeve Gros-Louis, propriétaire du restaurant, précise qu’au moment de l’ouverture en juillet 1999, on dénombrait 55 places intérieures et 90 places extérieures. «En 2004, on est passé à 135 places intérieures, mais avec les gros travaux en 2015, nous avons atteint les 200 places intérieures.» Il souligne avoir pris un peu de recul à la suite de l’incendie. «On s’est dit tant qu’à réinvestir, on va regarder ce qu’on peut faire. Wendake est devenu un produit d’appel pour le secteur de Loretteville et aussi la ville de Québec.» Le coût total des travaux représente une somme de 3,6 M$.

Une présentation de la façade est du bâtiment. /Photo gracieuseté

Niva Sioui et son conjoint soulignent avoir rencontré en 2019 Konrad Sioui, grand chef de la Nation huronne-wendat à ce moment. «Il a été un allié important pour nous. On a réussi à faire devancer ce qui devait arriver, c’est-à-dire acheter le centre communautaire qui était voisin de nous.» Pour sa part, le député de Chauveau, Sylvain Lévesque, rappelle que le soutien apporté au restaurant contribue à offrir une expérience immersive créative et unique de la culture wendat. «Grâce à sa position stratégique dans le Vieux-Wendake, cet établissement redeviendra une destination de choix des touristes et générera des retombées pour l’ensemble de la communauté.»

Concrétisation

L’agrandissement du bâtiment était envisagé depuis quelques années. En plus d’augmenter son nombre de places intérieures, 42 espaces de stationnements seront ajoutés. «Lorsqu’arrivaient les 350 à 400 personnes pour chacun des brunchs du samedi et du dimanche seulement, on n’était pas capables de s’équiper d’un grand hall», mentionne M. Gros-Louis.

Steeve Gros-Louis et Niva Sioui devant la façade ouest du restaurant. /Photo Métro Média – Alain Couillard

Une fois la reconstruction complétée à l’automne 2021, le nombre d’employés passera de 45 à 70. L’ouverture d’une première partie du restaurant est prévue vers le mois d’août. «L’intention est vraiment de faire vivre au client une expérience immersive dans une ambiance particulière tout en goûtant la cuisine gastronomique. On a eu la chance d’avoir un entourage compétent et des souteneurs visionnaires. On a eu des personnes qui croient à notre projet», mentionne Niva Sioui.

Le restaurant gastronomique, devenu une référence au-delà des frontières, sera l’occasion de raconter l’histoire méconnue des Hurons-wendat. «Lorsque Jacques Cartier est arrivé, le chef qu’il a rencontré est Donnacona. En 1615, lorsque Champlain attaque les Anglais, il est aidé par le clan de l’Ours d’où je viens. C’est un Huron-wendat qui l’a porté sur ses épaules, sur une distance de 7 à 8 km pour le sauver. En 1700-1701, le grand chef Kondiraonk est l’initiateur de la signature du traité de la grande paix à Montréal.»

Steeve Gros-Louis et Niva Sioui en compagnie de leurs enfants Keyara, Deyawina et Dewatha Gros-Louis. /Photo gracieuseté

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