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14:55 2 novembre 2020 | mise à jour le: 2 novembre 2020 à 14:59 temps de lecture: 3 minutes

Québec en tête des débordements d’eaux usées

Québec en tête des débordements d’eaux usées
Le déversement d’eaux usées dans les rivières est déploré par la Fondation Rivières. /Photo gracieuseté

Environnement. Québec vient en tête du palmarès des 50 municipalités sur le total des déversements d’eaux usées survenus entre 2011 et 2019 avec un total de 16 805, dont 3180, l’an dernier. La compilation des données permet de constater que 60 660 déversements se sont produits en 2019 dans l’ensemble de la province.

Geneviève Tardy, responsable des communications et des évènements publics pour la Fondation Rivières, précise que les informations compilées proviennent des données municipales transmises au ministère de l’Environnement. «Nous, on a fait des requêtes pour obtenir celles qui remontent jusqu’à 2011. Tout le traitement des données a été fait cette année via notre carte interactive des déversements.»

«La Ville de Québec dessert trois autres municipalités par ses installations, soit Saint-Augustin-de-Desmaures, L’Ancienne-Lorette et Wendake.»
-Wendy Whittom

Elle mentionne que le nombre de déversements indique une problématique de débordement des ouvrages d’assainissement qui ne répondent pas à la demande. «Nous ne disposons pas des quantités d’eaux usées qui sont déversées sans traitement. On souhaite que la carte attire l’attention afin de connaître pourquoi il y a autant de déversement d’eaux usées.»

Quant à la quantité des eaux usées déversées, Mme Tardy indique que ces données n’existent pas. «Il est très difficile de mesurer la quantité d’eaux usées qui s’échappe dans les rivières en cas de déversement.»

La Ville se justifie

«Chaque fois qu’un de ces ouvrages déborde, il est compilé, peu importe la quantité. Ainsi, de plus grandes villes ayant moins d’ouvrages sur leur territoire comptent moins de débordement, mais elles pourraient tout de même déverser des quantités d’eau beaucoup plus importantes», répond Wendy Whittom, conseillère en communication.

Elle ajoute que le nombre de débordements n’est pas un indicateur de la quantité d’eau non traitée déversée dans le milieu naturel. «Les différentes zones de montagnes, vallées et plateaux de Québec exigent plusieurs installations pour contrer la gravité par pompage. Chacune d’elles doit être munie d’un trop-plein, ce qui protège les citoyens d’un refoulement d’égout.»

On dénombre à la Ville de Québec le plus grand nombre d’ouvrages de rétention d’eaux usées des réseaux unitaires de la province, avec 24 réservoirs. «Grâce à eux nous emmagasinons près de 5 millions de mètres cubes d’eaux usées par année.»

Elle conclut que la Ville de Québec dessert trois autres municipalités par ses installations soit Saint-Augustin-de-Desmaures, L’Ancienne-Lorette et Wendake «Pour chaque déversement, nous connaissons la durée et la grosseur des ouvrages. Cela nous permet aussi de comparer les municipalités entre elles.»

«L’idée derrière ce palmarès n’est pas de pointer du doigt certaines villes, mais surtout de signifier aux gouvernements les endroits où il faut agir en urgence. Actuellement, aucune analyse des priorités d’investissement n’est effectuée», commente André Bélanger, directeur général de la Fondation Rivières.

Quelques réservoirs de rétention d’eau présentés par la fondation. /Photo gracieuseté

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