Économie
20:37 13 octobre 2020 | mise à jour le: 13 octobre 2020 à 20:47 temps de lecture: 4 minutes

L’École de Cinéma et Télévision change de mains

Adrien Danielou, copropriétaire de l’ECTQ, a suivi une formation à Loretteville en 2008. /Photo Métro Média – Alain Couillard
Une trentaine d’élèves sont inscrits dans l’actuelle session d’été. /Photo Métro Média – Alain Couillard
L’école de cinéma est rouverte depuis le 11 mai. /Photo Métro Média – Alain Couillard

Finances. L’École de Cinéma et Télévision de Québec (ECTQ), fondée à Québec en février 2004 et installée à Loretteville, a été acquise en mars 2020 par deux anciens élèves et un professeur. L’entreprise, qui compte plus de 990 finissants et a développé des formations visuelles et artistiques uniques, reçoit des étudiants provenant tant du Québec, de l’Europe et de partout à travers le monde.

Né en Bretagne, Adrien Danielou, l’un des copropriétaires, est venu suivre une formation spécialisée en réalisation à l’ECTQ en 2008. «C’était ma première expérience du Québec. Une session incroyable, une révélation de vie.» Il revient s’installer dans son pays d’adoption en 2010. L’année suivante, l’ancienne administration lui propose de devenir professeur de montage technique. «J’ai dû arrêter de travailler à l’école parce que j’avais du boulot de réalisation ailleurs.»

«En décembre 2019, on voyait bien que ça ne fonctionnait pas chacun de notre côté. On s’est assis tous les trois pour voir ce qu’on pouvait faire. On a discuté chacun de notre vision et nous étions tous sur la même note.»
-Adrien Danielou

En août 2019, la direction l’invite à reprendre son poste de professeur. «C’est là qu’ils m’ont dit que l’école était en vente. Moi, j’avais l’ECTQ de gravée dans le cœur. À la base, j’avais pensé l’acheter avec ma conjointe qui est aussi une ancienne de l’école.» Adrien Danielou précise que des enseignants de l’établissement s’étaient regroupés chacun de leur côté avec l’intention d’acheter l’école et le bâtiment.

Éric Guénard, Garry Gagnon et Adrien Danielou acquièrent dans un premier temps les actifs de l’entreprise. «L’achat s’est fait le 3 mars. Il y avait aussi des demandes de documents et des vérifications qui devaient être faites pour acheter le bâtiment au début du mois d’avril, mais voilà, l’ensemble du Québec est confiné le 13 mars.»

Déménagement

La pandémie change une partie du plan d’affaires des nouveaux propriétaires. «On a mis une partie de nos cours en ligne, mais étant une école pratico-pratique, on a vite fait le tour. Là, on a fermé l’école à Loretteville en attendant de voir ce qui se passait. Avec tout ça et le délai dans l’obtention des documents, on a décidé de ne plus acheter le bâtiment», mentionne M. Danielou.

Rouverte le 11 mai, le groupe d’actionnaires recherche un nouvel emplacement et parvient à s’installer le 24 août au 7900, boul. Pierre-Bertrand. «C’est un des premiers locaux qu’on avait visités et il nous avait tapé dans l’oeil. De plus, le local a été adapté à nos besoins.»

Adrien Danielou indique que le nouvel endroit a permis une mise à niveau de certains équipements et des formations tels réalisation, montage vidéo, module technique (caméra, lumière), sonorisation, acteur-actrice et scénarisation. La moyenne d’âge est de 25 ans environ et une bonne partie des élèves proviennent de l’Europe.

La direction de l’école a des projets de collaboration avec le cinéma Le Clap, Spira de Québec. Elle compte également s’associer avec le Festival du cinéma de Québec. Éventuellement, l’ECTQ pourrait proposer des cours en anglais afin d’élargir son marché.

Une trentaine d’élèves sont inscrits dans l’actuelle session d’été. /Photo Métro Média – Alain Couillard

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