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08:58 7 juillet 2020 | mise à jour le: 7 juillet 2020 à 14:42 temps de lecture: 3 minutes

Contrat estival pour 30 000 abeilles

Une famille de Québec observant les abeilles. (Photo Métro Média – Alain Couillard)
Jérémy Doyon pointant la reine de la ruche qui pond jusqu’à 2000 œufs par jour. (Photo Métro Média – Alain Couillard)
Le faux bourdon, qui n’a aucune fonction active dans la ruche, est dirigé vers la sortie à l’automne. (Photo Métro Média – Alain Couillard)
Le public peut voir facilement la ruche. (Photo Métro Média – Alain Couillard)
Pierre Giovenazzo en compagnie d’une étudiante, Ségolène Maucourt. (Photo gracieuseté)

NATURE. Quelque 30 000 abeilles urbaines butinent depuis quelques jours au Marais du Nord dans le secteur du lac Saint-Charles. Cette expérience vise un double objectif, permettre au public de voir l’insecte de près et démontrer sa nécessité dans le processus de pollinisation dans un rayon de cinq kilomètres.

La Ville de Lac-Delage, qui héberge une ruche sur son territoire depuis 2018, souhaitait la rendre plus accessible au public. Une entente est intervenue avec Agiro afin de l’accueillir cette année. «Il y a une plus grande clientèle au Marais du Nord et cela correspond aussi aux objectifs de conservation de la nature», commente Josée Desmeules, directrice générale de la Ville.

«On importe chaque année des kilos de reines qui arrivent par avion d’Hawaï, de Californie, de la Nouvelle-Zélande, du Chili et, cette année, de l’Italie et de l’île de Malte.»
-Pierre Giovenazzo

Jérémy Doyon pointant la reine de la ruche qui pond jusqu’à 2000 œufs par jour. (Photo Métro Média – Alain Couillard)

Fécondée par un faux bourdon, qui représente 5% de la colonie de 50 000 abeilles, tous les insectes mâles sont poussés vers l’extérieur à l’automne pour économiser la réserve de miel. La reine, qui vit entre trois et cinq ans, pond en moyenne 2000 œufs par jour en été et aucun durant la saison froide. «Les ouvrières la touche continuellement pour assurer ses besoins et l’alimenter», commente Jérémy Doyon, d’Alvéole, un organisme qui installe des ruches en milieu urbain.

Il rappelle également de ne pas faire de mouvements brusques ni de crier près d’elles. Ces insectes communiquent par les odeurs d’où l’usage de fumée pour embrouiller les messages.

Défits

Le principal défi des apiculteurs est de trouver des moyens pour permettre aux colonies de survivre à la rigueur du climat. «Les abeilles restent enfermées pendant 170 jours dès novembre. Quelque 40% des ruches demeurent à l’extérieur tandis que l’autre est placé des caveaux à température contrôlée.

La majorité des pertes, qui représente 25%, se fait durant l’hiver surtout s’il y a des maladies ou des acariens», précise Pierre Giovenazzo, professeur au Département de biologie à l’Université Laval. Il ajoute que l’apiculture est en croissance depuis 12 ans. On dénombre environ 800 000 ruches domestiques au Canada.

Introduites au pays il y a 400 ans, les abeilles urbaines, curieuses de nature, n’ont pas le caractère territorial de la guêpe. Le professeur souligne qu’elles sont choyées par les apiculteurs. «Il leur fournit un toit, les traites contre les maladies, des parasites, des bactéries et des champignons. On peut faire aussi de la sélection génétique.»

Le public peut voir facilement la ruche. (Photo Métro Média – Alain Couillard)

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