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11:00 18 juin 2020 | mise à jour le: 3 juillet 2020 à 17:18

Agiro lance une série web sur la qualité de l’eau

Agiro lance une série web sur la qualité de l’eau
La qualité de l’eau potable est un élément essentiel pour la ville de Québec. (Photo gracieuseté)

ENVIRONNEMENT. Sonja Behmel, coordonnatrice scientifique chez Agiro et de Watershed Monitoring, profite du mois de l’eau pour lancer une mini série sur l’importante de protéger les bassins versants. Ultimement, elle souhaite la disparition des usines de traitement d’eau potable.

Dans le meilleur des mondes, Sonja Behmel souhaite la disparition des usines de traitement d’eau potable. (Photo gracieuseté)

La mini série de quatre épisodes d’une heure, lancée le 9 juin, vise à vulgariser et à expliquer, à l’aide des cartes narratives, les résultats des actions menées par Agiro implanté à Lac Saint-Charles. Sonja Behmel raconte que ce projet était sur table depuis un sondage réalisé en 2016. «On a profité de la Covid pour utiliser les réseaux sociaux et diffuser des résultats du programme de suivi de la qualité de l’eau.»

«Un jour, on va avoir des comptes à rendre à nos enfants et petits-enfants sur les moyens qu’on a pris pour protéger l’eau potable. Présentement, je crois qu’ils ne seraient pas contents.»
-Sonja Behmel

Le 1er épisode traçait l’historique de l’approvisionnement en eau potable de la ville de Québec d’hier à aujourd’hui. «En 1912, le maire Olivier-Napoléon Drouin disait que l’activité humaine avait un effet négatif sur la qualité de l’eau du lac Saint-Charles.» Contrairement à d’autres grandes villes, mentionne Mme Behmel, Québec n’a jamais fait le choix de protéger à 100% le bassin versant de son eau potable. «On a toujours opté pour le développement résidentiel en voulant améliorer et rehausser la capacité de son usine de traitement d’eau potable.»

Elle précise que la Ville de New York ne traite pas son eau potable. «Elle paie les personnes qui habitent le bassin versant pour ne pas avoir une agriculture excessive tout en s’assurant que les installations septiques fonctionnent parfaitement. «À Portland, dans l’Oregon, on a clôturé le bassin versant. Avant de pouvoir entrer, on doit nettoyer ses souliers pour ne rien contaminer. Même la Ville de Vancouver a clôturé son bassin versant.» Toutes ces mesures, rappelle-t-elle, représentent des économies importantes sur l’utilisation de l’usine de traitement d’eau potable voire leur disparition.

D’ailleurs, les trois prochaines séries web mettront en avant-plan l’état du lac Saint-Charles (7 juillet). Sonja Behmel présentera les résultats d’une étude réalisée sur l’historique des sédiments du lac Saint-Charles. «Il y a eu de bons coups pour améliorer la qualité de l’eau, mais on a continué le développement et le lac s’est redégradé.» Il sera ensuite question du lac de Lac-Beauport (11 août) et de l’impact des sels de voirie vu par le lac Clément (8 septembre).

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