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09:22 16 juin 2020 | mise à jour le: 18 juin 2020 à 09:28

Marché aux puces et ressourcerie: Une façon de donner au suivant pour Diane Laberge

Marché aux puces et ressourcerie: Une façon de donner au suivant pour Diane Laberge
Diane Laberge est directrice de la ressourcerie depuis sa fondation. (Photo Métro Média – Alain Couillard)

ENVIRONNEMENT. Marché aux puces et ressourcerie n’ont plus de secret pour Diane Laberge qui travaille dans ce milieu depuis plus de 40 ans. En 1995, elle fonde La Ressourcerie de Lac Saint-Charles, un organisme sans but lucratif dans l’ancienne épicerie de Paul-Eugène Rhéaume. L’usage d’un masque et de gants sont devenus monnaie courante dans l’établissement.

Diane Laberge se souvient de ses premières expériences dans ce domaine. «J’ai oeuvré pendant 15 ans dans le grenier de l’école primaire de la Passerelle. J’avais démarré un marché aux puces avec des bénévoles et tous les profits allaient aux écoliers. On a aidé pour l’aménagement de modules des jeux dans la cour d’école. On amassait environ 25 000$ par année.»

«Je ne voulais pas d’une brocante. Je voulais un magasin où les gens seraient fiers de venir. On a une large clientèle allant de personnes à faible revenu à d’autres qui ont un gros portefeuille.»
-Diane Laberge

Au fil du temps, les locaux utilisés ont été rénovés par des bénévoles. «On nous les a repris graduellement pour les aménager en classes spéciales tout en nous limitant les espaces. C’était tellement devenu petit qu’on buvait notre café dans la toilette», raconte-t-elle en riant. Elle avoue que toutes ces difficultés ont été bénéfiques. «Une travailleuse sociale du CLSC m’a proposé de créer un organisme sans but lucratif soit une corporation intermédiaire de travail. J’ai suivi ses conseils.»

Projet communautaire

Ce nouvel organisme a loué un espace d’une ancienne épicerie. «On l’a rénové et deux ans plus tard nous avons fait appel au ministère de l’Environnement pour des aides financières.» Mme Laberge se souvient d’avoir connu une période stressante à ce moment. «On nous avait dit oui pour du financement pour nous dire, par la suite, que ce n’était pas nécessairement pour nous. C’était assez ordinaire. En fin de compte, on a réussi à obtenir un prêt via la Caisse d’économie solidaire Desjardins.»

L’achat d’un petit bâtiment voisin a permis à la ressourcerie d’y regrouper une section sport. «Cela a duré un certain temps, car on l’a fait démolir pour en reconstruire un. Quelques années plus tard, tout le secteur sport a été déplacé vers un ancien bâtiment de Laurentide Sport. Depuis, toute la section pour bébés occupe maintenant le bâtiment voisin.

«C’est certain que la pandémie nous a forcés à faire quelques changements, mais le public ne s’en plaint pas trop. On demande aux gens de respecter la distance minimale même si c’est difficile parfois en raison de l’étroitesse des allées.» Mme Laberge ajoute que tous les travailleurs doivent porter un masque. Les gants sont exigés à certaines occasions.»

Quant aux vêtements reçus, ils sont vérifiés, lavés ou envoyés chez un nettoyeur à sec. L’entreprise sans but lucratif, qui compte 36 employés, se retrouve en manque de personnel puisque plusieurs se sont prévalus de l’aide gouvernementale fédérale de 2000$.

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