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14:48 2 juin 2020 | mise à jour le: 2 juin 2020 à 14:48

Le Piolet forcé de revoir sa formule de restauration

Le Piolet forcé de revoir sa formule de restauration
Photo: Steve DeschênesLe Piolet qui est un organisme communautaire Québec Qc Canada (Photo gracieuseté - Steve Deschenes)

COVID-19. La direction du Piolet, de par son volet du resto-école, est à revoir le fonctionnement de son restaurant qui propose une formule buffet depuis quelques années. Celui-ci est fermé temporairement en raison du confinement provoqué par la pandémie.

L’établissement, qui favorise l’insertion sociale et professionnelle de jeunes adultes en difficulté a dû s’adapter aux mesures restrictives liées à la Covid-19. Afin d’encourager la cohorte de participants en formation en situation précaire, près d’une dizaine de personnalités publiques leur ont soumis une série de capsules vidéo afin de les encourager à poursuivre leur formation.

«La restauration du Piolet a pris un dur coup car avec la formule buffet car on ne sait pas à quel moment nous allons rouvrir et sous quelle forme.»
-Sarah-Anne D. Corriveau

«On a lancé le projet La relève à cœur. Les démarches ont été entreprises il y a deux mois, mais tout est en ligne depuis une semaine. Nos jeunes visionnent les vidéos de nos personnalités qui les encouragent à ne pas se décourager face à la situation incertaine que vit actuellement l’industrie de la restauration», mentionne Sarah-Anne D. Corriveau, formatrice au Piolet et initiatrice du projet.

Elle rappelle que le resto-école a pour objectif de permettre à de jeunes adultes en situation d’exclusion face au marché du travail d’acquérir des compétences techniques, personnelles et sociales en milieu de travail. Les participants reçoivent chaque jour une boîte leur permettant de réaliser une recette. «Le vendredi, on fait un suivi de la formation avec Zoom, on visionne les recettes tout en faisant un retour sur leur formation.»

Selon David Boivin, directeur général du Piolet, il faut comprendre que ce sont des jeunes qui ont vécu l’isolement, la solitude et l’exclusion. «Alors que le parcours leur offre des possibilités de s’épanouir et d’intégrer le marché de l’emploi, la crise actuelle les contraint à nouveau à l’isolement. Le risque de décrochage est élevé et le moral est très bas», ajoute-t-il.

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