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09:33 12 mai 2020 | mise à jour le: 11 mai 2020 à 12:37 temps de lecture: 4 minutes

Épauler la jeunesse pendant trois décennies

Épauler la jeunesse pendant trois décennies
Richard Boutet est animateur et intervenant à la Maison des jeunes la Parenthèse de Vanier.(Photo Métro Média – Alain Couillard)

SOCIÉTÉ. Richard Boutet animateur-intervenant à la Maison des jeunes la Parenthèse de Vanier depuis 30 ans, a vu l’organisme évoluer au fil des décennies. Il avoue en être rendu à côtoyer les enfants d’anciens jeunes qui ont vécu une partie de leur adolescence dans cet immeuble.

La cour arrière de l’organisme installé sur l’avenue Proulx. (Photo Métro Média – Alain Couillard)

Rien ne le prédestinait à travailler dans un tel organisme. C’est l’un de ses profs qui l’a informé que l’une d’elles recherchait un animateur. «On est à ce moment-là au début du printemps 1990 et je ne connais pas du tout les maisons de jeunes. J’ai commencé à travailler à celle de Vanier à la fin de ma deuxième année d’étude en technique d’intervention en délinquance. J’avais alors 22 ans.»

«J’ai compris ce que ma directrice nous dit toujours: vous ne savez pas toute l’influence que vous avez auprès des jeunes et toute l’importance de vos interventions.»
-Richard Boutet

Devenu animateur à la Maison de jeunes de Vanier, il a poursuivi ses études en parallèle. «J’ai fait mon stage à la 5e saison qui était l’ancien Gouvernail à Beauport en 1991 en technique intervention délinquance afin de terminer mes études au cégep.» Il a travaillé ensuite au centre jeunesse l’Escale de Québec pendant huit mois. «Ce n’était pas du tout le même contexte qu’ici.»

Richard Boutet raconte que sa grande satisfaction est de revoir un jeune, devenu adulte, franchir la porte pour venir lui raconter ses réalisations, ses fiertés, ses difficultés, et souvent même, pour le remercier. «Ils sont nombreux à dire que la Maison des jeunes a joué un rôle majeur dans leur vie. Ces témoignages sont de belles tapes dans le dos qui rappellent toute l’importance de notre rôle.»

Clientèles

Tout juste avant la fermeture des écoles, la maison de jeunes recevait chaque midi une quarantaine de participants de 5e et 6e année, provenant des écoles Notre-Dame-du-Canada et Sans Frontière. Quant aux activités de soirées proposées à la clientèle des 12 à 17 ans, elles attirent généralement de 15 à 20 participants. «Notre but est de rendre les jeunes critiques, autonomes et responsables par l’entremise de projets et d’activités. Il n’y a pas de tolérance à l’intimidation, ni à l’alcool, ni à la drogue.»

Richard Boutet souligne que le participant de 1990 est similaire à celui d’aujourd’hui, à quelques exceptions près. «Le mode de vie est différent, car ils sont nés avec un téléphone et des jeux vidéo dans les mains, mais il y en a encore qui font du sport, qui participent à des activités, qui sont respectueux et fiables.»

La Maison des jeunes est fermée durant la pandémie, mais les animateurs gardent contact avec les jeunes via les réseaux sociaux, et ce, 12 heures par jour. «Nous avons cependant très hâte de les revoir tous et de ressentir à nouveau la fébrilité de notre milieu de vie.» Font aussi partie de l’équipe de l’organisme Sylvie Sauvageau (d-g et employée depuis 38 ans), Mégane Cloutier et Roxanne Desgagné.

L’organisme organise chaque année un voyage pour le groupe de participants. Les jeunes doivent réaliser trois financements au minimum par an et amasser un minimum de 150$. S’il n’y a pas d’implication, il n’y a pas de voyage même s’il a l’argent. Si le voyage coûte 500$ et qu’il a ramassé 650$, la différence lui est remise pour des achats de souvenirs durant le voyage.»

:Une partie des locaux de la maison des jeunes qui est la propriété de l’organisme. (Photo Métro Média – Alain Couillard)

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