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10:56 6 mai 2020 | mise à jour le: 6 mai 2020 à 10:37 temps de lecture: 4 minutes

La fin des quilles à Lac-Saint-Charles a-t-elle sonné?

La fin des quilles à Lac-Saint-Charles a-t-elle sonné?
(Photo Métro Média – Alain Couillard)

COMMUNAUTÉ. Le réaménagement du Centre communautaire Paul-Émile Beaulieu à Lac-Saint-Charles pourrait amener la disparition du salon de quilles qui occupe une partie du sous-sol depuis 33 ans.

Alain Anctil espère le maintien des activités de salon de quilles. (Photo Métro Média – Alain Couillard)

Impliqués dans la gestion du salon de quilles depuis 22 ans, Sylvie Tremblay et Daniel Rhéaume ont informé la Ville, au début février, qu’ils ne renouvelaient pas leur entente pour le mois d’août afin de prendre leur retraite. Le site est utilisé à 95% par une clientèle de personnes âgées. «C’est à peu près le seul service qui reste pour les aînés à Lac-Saint-Charles. On y tient aussi des activités familiales et scolaires à l’occasion», précise le représentant du conseil de quartier Lac-Saint-Charles, Alain Anctil.

Il mentionne que la Ville est propriétaire de la salle et des équipements. «On a peur qu’elle décide de reprendre le local, ce qu’on ne voudrait pas.» Pour sa part, Daniel Rhéaume souligne que l’ajout d’un système de marquage électronique du pointage est essentiel pour attirer une nouvelle clientèle.

«La Ville analyse la situation et n’a pas l’intention de fermer la salle. Nous évaluons différentes options afin de maintenir l’équipement ouvert après le mois d’août.»
-David O’Brien, chef d’équipe aux communications, Ville de Québec

Le secteur des équipements loisirs et activités culturelles fait actuellement une étude sur l’avenir de ce salon de quilles. «J’essaie d’obtenir de réponses. On me dit qu’on n’a pas le temps de regarder le dossier, qu’on va me rappeler, ce qu’on ne fait jamais. J’ai l’impression que les cartes sont déjà mises sur la table», commente M. Anctil.

Jean François Consigny, président de l’association des petites quilles de Québec, a démontré un intérêt à prendre la relève. «C’est un sport populaire qui n’est pas connu aujourd’hui. Je suis un joueur élite, j’organise des tournois et je monte des ligues. J’ai une opportunité de devenir gestionnaire avec ce salon de quilles, car il n’en reste qu’une douzaine à Québec.»

Une partie du salon de quilles ouvert depuis 33 ans (Photo Métro Média – Alain Couillard)

Vision d’avenir

Conseiller du district électoral de Lac-Saint-Charles–Saint-Émile et membre du comité exécutif, Steeve Verret mentionne que rien n’est encore décidé dans ce dossier. «Le service des loisirs se préparait à aller en appel d’offres pour trouver un nouveau gestionnaire, mais l’arrivée du Covid-19 a retardé tous nos dossiers. On a investi 70 000$ pour refaire les allées. Il y a un peu de marketing à faire au niveau de cette salle de quilles. J’imagine que cela ne sera pas facile de fonctionner dans ce contexte de distanciation sociale.»

Le Regroupement actions familles à Lac-Saint-Charles (RAFAL), installé dans le Centre communautaire Paul-Émile Beaulieu, sollicite depuis des années plus d’espace afin d’offrir de nouveaux services à la population. «Nous disposons de cuisines collectives, d’une petite salle familiale qui ne nous permet pas de développer une halte-garderie qui nous est demandée depuis l’an dernier. Nous sommes trois dans un bureau de travail et notre équipe est appelée à grandir», précise la directrice générale, Nancy Desharnais.

Le conseiller Verret mentionne que le manque d’espace de l’organisme est connu depuis longtemps. D’ailleurs, le plan de réaménagement de RAFAL relève d’une promesse électorale remontant à 2018. «Est-ce qu’on peut prendre une partie de salle de quilles lorsque personne ne joue et vice versa? Pouvons-nous réaménager d’autres espaces du centre communautaire? Rien n’est encore décidé pour le moment.»

Nancy Desharnais précise que l’objectif n’est pas d’obtenir des espaces utilisés par un ou d’autres organismes. «Il y a des besoins pour effectuer du développement communautaire. Cela bouge beaucoup dans le nord de la ville.»

La distanciation sociale risque d’être un casse-tête lors des activités. (Photo Métro Média – Alain Couillard)

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