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09:32 27 février 2020 | mise à jour le: 19 mars 2020 à 11:32

L’APEL au cœur d’un combat environnemental

L’APEL au cœur d’un combat environnemental
Nettoyage du lac avec des plongeurs en 1990.(Photo gracieuseté)

ENVIRONNEMENT. Né à une époque où la protection de l’environnement était facultative, un groupe de résidents de Lac-Saint-Charles a levé un drapeau rouge et crée l’Association pour la protection de l’environnement du lac Saint-Charles et des Marais du Nord (APEL). Deux objectifs guident alors les 10 fondateurs, limiter la déforestation locale et protéger la qualité de l’eau du lac Saint-Charles devenu le réservoir d’eau potable de la ville de Québec. C’était il y a 40 ans. Depuis, les choses ont bien changé.

L’une des campagnes de distribution d’arbres organisées par l’organisme. (Photo gracieuseté)

«Je voyais les arbres de la forêt de notre secteur disparaître», se souvient Jocelyn Moffet, ex-président de L’APEL. «Les questions liées à l’environnement n’étaient pas légion lors des conseils municipaux en octobre 1980.» Déplorant un développement résidentiel axé principalement sur l’apport de taxes foncières sans se soucier du dépérissement de la qualité de l’eau lac, il ne s’en fallait pas plus pour que le groupe devienne le porte-voix de l’environnement.

«Ce qu’on veut, c’est que toutes les installations septiques soient reliées à une usine d’épuration.»
-Jocelyn Moffet

Créé pour sensibiliser la population et les élus municipaux, l’APEL proposait en 1981 sa première Journée de l’environnement qu’elle a tenue à la fin du mois de mai jusqu’en l’an 2000. De plus, des corvées de nettoyage du lac, qui ont été organisées de 1985 à 1988 et de 1990 à 1992, ont permis de récupérer un nombre impressionnant d’objets de toutes sortes. La sensibilisation à l’environnement s’élargissait.

Jocelyn Moffet avoue que le développement de plantes aquatiques est devenu un véritable casse-tête pour les résidents. Il avoue que ce problème, toujours présent, est causé par les sels de la voirie et les installations septiques. «Il y a beaucoup d’affluents qui arrivent dans le cours d’eau qui n’a pas encore de bassin de rétention.»

Éduquer et sensibiliser

Une tournée de sensibilisation à la protection de l’environnement sur le ponton de l’APEL. (Photo gracieuseté)

En sensibilisant les jeunes, l’organisme s’assurait que le message atteignait les parents. Parmi les premières activités qui ont été organisées dans les écoles, Jocelyn Moffet relate l’expérience des brigadiers du recyclage. «Au début, on trouvait des chaudières pour réutiliser le papier. On avait fourni des bacs dans chaque classe et fourni des macarons.»

En 1985, la Caisse populaire locale avait donné de l’argent pour installer des cabanons de recyclage. Il ajoute que la direction de la Caisse avait même modifié le logo institutionnel de Desjardins pour lui donner un aspect environnemental. «C’était le seul endroit dans la province où il était différent, car nous avions un directeur qui s’impliquait», se rappelle M. Moffet. Il raconte que cette idée n’a duré que deux ans ou trois ans puisque ce logo s’est rendu au siège social de Desjardins qui a mis fin à cette initiative locale.

Épaulé par de nombreux bénévoles et au fil de ses quatre décennies, l’organisme a déposé de nombreux mémoires, développé son message environnemental et facilité l’achat de bacs de recyclage. Il a également mérité de nombreux prix tant locaux qu’internationaux liés à la protection de l’environnement.

«C’est dans l’action que nous avons fait la différence avec d’autres associations», soutient Jocelyn Moffet. Il ajoute que le nouveau logo place l’environnement au cœur du message. «Agir et eau pour Agiro.» Il ajoute que l’idée de protéger l’environnement, embryonnaire auprès de la population en 1980, a fait place à une sensibilisation qui ne cesse de progresser chaque année.

L’Association pour la protection de l’environnement (APEL) du lac Saint-Charles et des marais du Nord changé de nom récemment et est devenu Agiro créé par la contraction des mots Agir et Eau. L’organisme profite de ce changement pour annoncer qu’un nouveau site web sera lancé durant le premier trimestre de 2020.

L’APEL change de nom et d’image

Le barrage du lac Saint-Charles.(Photo Métro Média – Alain Couillard)

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