Économie
12:11 7 janvier 2020

Une saison en motoneige qui tarde à démarrer

Une saison en motoneige qui tarde à démarrer
Une saison 2020 très attendue par les motoneigistes. (Photo gracieuseté)

LOISIRS D’HIVER. La direction du Club Motoneiges de la Jacques Cartier attend avec fébrilité qu’un drapeau vert soit affiché sur les 200 kilomètres de sentiers qu’il dessert. Lors de la Semaine internationale de la sécurité à motoneige, qui se déroulera du 18 au 26 janvier, la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec tiendra des activités afin de sensibiliser la communauté aux bonnes pratiques sécuritaires.

Le porte-parole du club, Robert Branchaud, indique qu’il manque environ 20 cm pour ouvrir les sentiers. «Ce qui est impressionnant, c’est que nous avons la structure d’un sport éphémère. Une fois la neige arrivée, 33 000 kilomètres de sentiers au Québec tous interconnectés, signalés et balisés apparaissent en 72 heures selon les normes du ministère des Transports auxquels s’ajoute un service de patrouille.»

Tout est fin prêt pour le début de la saison, soutient le relationniste qui est lui-même motoneigiste. Le territoire desservi par le club comprend le haut du mont Bélair près de la rivière Saint-Charles et le fleuve Saint-Laurent puis, vers l’ouest, les limites de Donnacona vers Pont-Rouge jusqu’au territoire de Saint-Raymond incluant Fossambault-sur-le-Lac, Lac-Saint-Joseph et Shannon. «Notre gestion des sentiers de motoneige du Mont-Bélair nécessite une machinerie pouvant monter dans des côtes abruptes.»

Préparatifs

Le porte-parole ajoute que le club a remplacé récemment une surfaceuse qui viendra seconder les quatre autres plus petites. «Cela a impliqué une formation du personnel affecté à leur utilisation. Nous avons également procédé à l’embauche de 12 patrouilleurs que nous avons aussi formés. La majorité du travail effectué par les bénévoles est méconnu. Nous avons aussi la gestion nord et sud de la rivière Jacques-Cartier et celle du pont de glace, surplombant la rivière Saint-Charles, qui est très stratégique car il s’agit du sentier provincial numéro 3.»

Des membres du club se sont occupés récemment d’aménager la base des sentiers, de préparer la signalisation et de vérifier toute la machinerie. «Il y a plusieurs endroits à remplir pour ces routes sécuritaires. De plus, nous pourrions endommager certains champs qu’on se doit de protéger.»

Robert Branchaud insiste sur le fait que le club consolide ce qu’il a avant d’amener de nouveaux projets. «Nous sommes une organisation à la fois urbaine et rurale puisque nos sentiers traversent plusieurs types de cultures, dont des érablières.» Il indique que resigner annuellement tous les droits de passage demande beaucoup de planification afin de ne pas créer de problèmes auprès des propriétaires de terrain et des motoneigistes qui sont invités à respecter les balises identifiant les endroits où la circulation est permise. On arrive au 31 mars et trois jours plus tard, il n’y a plus rien, car il ne faut pas qu’on laisse une marque.»

Cartes interactive – fcmq.qc.ca

L’installation du pont suspendu au-dessus de la rivière Saint-Charles a été complétée par les bénévoles du club de motoneige Le Petit Sentier le 4 janvier. (Photo gracieuseté)

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