L'Actuel
15:00 16 octobre 2019

Conclusion d’enquête sur la chute mortelle d’un apprenti charpentier-menuisier – Le travailleur a reculé sans moyen de protection

Conclusion d’enquête sur la chute mortelle d’un apprenti charpentier-menuisier – Le travailleur a reculé sans moyen de protection
Le point où Marc-André Gosselin a chuté de 10 mètres. (Photo gracieuseté - CNESST)
Le moment où le travailleur a perdu l’équilibre. (Photo gracieuseté – CNESST)

TRAGÉDIE. La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) rend publique les conclusions de son enquête sur l’accident du travail qui a coûté la vie à Marc-André Gosselin le 13 mars au 1314 boulevard Bastien. Elle souligne que le travailleur a reculé en bordure du vide sans moyen de protection en ajoutant que la planification de la protection des ouvrages contre les intempéries a été déficiente.

La commission indique que l’apprenti charpentier-menuisier de 26 ans, qui travaillait pour Dubo & Fils inc., reculait en tirant le coin d’une pellicule plastique et qu’il a mis le pied sur une autre bande de pellicule qui recouvrait une partie d’une façade située en retrait par rapport au reste de la construction du portique derrière lui. Cette 2e pellicule s’est déchirée sous son poids et celui-ci a fait une chute de plus de 10 mètres.

Marc-André Gosselin était conscient après sa chute et il semblait avoir des blessures mineures. Il est décédé alors qu’il se trouvait au centre hospitalier.

Marc-André Gosselin n’a pas été en mesure de s’agripper à la bordure de bois. (Photo gracieuseté – CNESST)

La CNESST a aussitôt ordonné la suspension des travaux et elle a exigé du maître d’œuvre l’élaboration d’une méthode de travail pour l’installation et le retrait de la pellicule de polyéthylène en s’assurant de protéger les travailleurs contre les dangers de chute.

 

Mesures préventives
Pour prévenir les accidents liés à un danger de chute de plus de 3 mètres, la commission rappelle qu’il faut planifier les travaux de façon à ce que les travailleurs soient protégés des dangers de chute en tout temps pendant l’ensemble de l’exécution des travaux. Elle demande également de modifier la position de travail du travailleur de façon à ce que celui-ci exécute ses tâches à partir du sol ou d’une autre surface où il n’y a aucun risque de chute.

La commission rappelle l’importance d’installer des garde-corps pour empêcher la chute ou utiliser un autre moyen assurant une sécurité équivalente. Si cela n’est pas possible, l’entrepreneur doit s’assurer que les travailleurs utilisent un harnais relié à un point d’ancrage.

Autre texte – Accident de travail – Décès d’un homme de 26 ans

 

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