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11:59 20 août 2019

Marche solo de 4240 km – Alexandra Hémond forcée d’arrêter

Marche solo de 4240 km – Alexandra Hémond forcée d’arrêter
La traversée des montagnes ne sest pas toujours faite dans des conditions faciles. (Photo gracieuseté)

TÉMOIGNAGE. Alors qu’elle était fébrile à l’idée de compléter une marche solo de 4240 kilomètres entamée le 1er mai sur le Chemin des crêtes du Pacifique en suivant la côte ouest des États-Unis vers le Canada, une blessure à la hanche droite a forcé Alexandra Hémond a abandonner son rêve le 29 juillet au col de Snoqualmie (dans l’État de Washington) à huit jours et à 389 km du point d’arrivée. De retour chez elle au début août, la jeune femme de l’arrondissement des Rivières, compte y retourner vers la fin septembre afin de la terminer.

L’une des nombreuses montagnes qu’elle a dû franchir. (Photo gracieuseté)

«Mon objectif était de compléter les 4240 kilomètres et là, devoir m’arrêter à 3851 kilomètres, je suis vraiment déçue. C’est sûr que tout le monde me dit que c’est quand même bon et bla, bla, bla. Moi, mon but c’était d’arriver au Canada.» Visiblement amère de ne pas avoir complété la distance, Alexandra Hémond avoue avoir poussé un peu trop son corps. «J’aimais beaucoup marcher et je me dépassais chaque jour. À un moment donné, je suis arrivée à la limite de ce que j’étais capable de faire et les deux dernières journées ont été difficiles. J’ai voulu continuer et il n’aurait pas fallu.»

«Chaque quatre jours je sortais du sentier pour acheter de la nourriture dans une épicerie, principalement des barres tendres et des pâtes.»
-Alexandra Hémond

Malgré tout, la jeune femme a apprécié chaque moment de ce périple, principalement durant la traversée de la sierra Nevada, un massif montagneux élevé situé dans l’est de la Californie et dans l’ouest du Nevada. «Cela a été assez impressionnant, car au mois de juin il y avait deux fois la quantité de neige habituelle. J’ai marché dans la neige et de la slush à des endroits où cela était vraiment dangereux.»

Alexandra Hémond a pu apprécier de nombreux paysages durant sa longue marche en solo. (Photo gracieuseté)

Elle ajoute que les rivières étaient gorgées d’eau et que plusieurs marcheurs solos n’avaient pas le choix de travailler en équipe. «Il fallait les traverser avec de l’eau parfois jusqu’à la taille et dans d’autres cas nager. Moi, j’ai trouvé un monsieur allemand qui m’a accompagnée pour cette partie-là. Cela aide aussi mentalement, car traverser la sierra Nevada a pris environ deux semaines. Avancer avec quelqu’un c’était aussi plus rassurant.»

Expérience personnelle

Alexandra Hémond, qui avait marché sans embuche l’an dernier le sentier des Appalaches qui relie les monts Springer en Géorgie et Katahdin dans le Maine, un périple de 3510 km qu’elle avait complété en 104 jours, retient cette fois une leçon. «J’ai une fracture de stress de la hanche droite et une déchirure du labrum, un cartilage dans la hanche. C’est une blessure d’usure excessive avec des micros fractures qui se sont accumulées. Je réalise qu’on au beau vouloir autant qu’on peut, à un moment donné le corps va t’arrêter. J’ai appris à respecter mes limites. Cette année, pendant au moins un mois, j’ai marché 14 heures par jour comparativement à l’an dernier où je me limitais à 12 heures par jour.

Poursuivant sa campagne de financement sur le site defisparkinson.ca pour amasser 8000$ pour la recherche sur la maladie de Parkinson qui touche un proche de sa famille, elle veut retourner au col de Snoqualmie, vers la fin du mois de septembre, afin de traverser la frontière canadienne et terminer ce parcours qu’elle a entamé en mai.

Info – Facebook – Mexique-Canada

Coucher dans une tente permettait parfois de photographier un paysage fantastique (Photo gracieuseté – Alexandra Hémond)

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