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09:14 4 juillet 2019

Parc industriel des Carrières – Des résidents dénoncent l’inaction de la Ville

Parc industriel des Carrières – Des résidents dénoncent l’inaction de la Ville
Outre le bruit, la poussière cause de sérieux problèmes à des résidents. (Photo Métro Média – Alain Couillard)

ENVIRONNEMENT. Le conseil de quartier Neufchâtel Est-Lebourgneuf tenait une séance d’information portant sur le Parc industriel des Carrières et la mise en place d’un plan d’action pour la réduction des nuisances. Réunis le mercredi 19 juin au centre de loisirs Lebourgneuf, plusieurs résidents ont déploré l’inaction de la Ville dans un dossier qu’ils considèrent depuis longtemps comme problématique pour leur qualité de vie et leur santé.

D’entrée de jeu, Mylène D’Aoust, conseillère en environnement pour la Ville de Québec, a présenté un tableau sommaire de la situation générée par la présente du parc industriel, d’une superficie de 300 hectares représentant six fois la superficie des Galeries de la Capitale, et donné quelques actions envisagées cette année.

«Le parc [industriel] se trouve dans une situation de cohabitation difficile avec le voisinage étant donné que de nombreuses résidences sont situées à proximité.»
-Mylène D’Aoust

Elle a souligné que le parc industriel, qui est opérationnel depuis plusieurs décennies, compte aujourd’hui deux carrières et cinq entreprises importantes de ciment, de béton et d’asphalte. «Certaines entreprises situées en périphérie du parc peuvent occasionner des nuisances notamment avec de la machinerie lourde.» Quant aux plaintes du voisinage, elles connaissent une intensification depuis 2007.

Parmi les actions prises pour réduire les irritants, la Ville a repris le programme de nettoyage des rues situées en périphérie du Parc industriel des Carrières, cinq jours par semaine sauf les jours fériés, jusqu’à la fin octobre. Elle a également reconduit le contrat d’embauche d’un étudiant pour mieux documenter les nuisances et identifier les problématiques qui ne sont pas les mêmes partout.

Propriétaires mécontents

Pierre-Gilles Vaillancourt, de la rue Jouvence, se plaint à la Ville depuis cinq ans. «Ma frustration vient des délais d’interventions. Moi, je vous demande, si vous restiez dans notre quartier, est-ce que vous aimeriez que ça bouge? Vous nous parlez d’un rapport qui sera déposé en octobre et on aura enduré ça tout l’été. Ce sont des problèmes qui perdurent depuis 1973 et il n’y aura pas d’action concrète avant l’été prochain. Je sais qu’il y a des rapports qui se font au privé et qui prennent un mois, mais qui vont en prendre neuf à la Ville, c’est connu. Je me demande pourquoi ça ne bouge pas.»

André Létourneau, qui réside sur la rue du Voisinage, déplore l’inaction de la Ville jusqu’à maintenant. «Les gens ne veulent pas de camions sur Louis XIV et on veut qu’ils sortent tous sur Jean-Talon et l’usine d’asphalte est à changer de place.» Yvon Ampleman, voisin de la carrière, déplore le bruit généré par les camions dont certains n’auraient pas de silencieux. «Le bruit est énorme.» Il a soutenu qu’à l’automne, la poussière bouchait les dalles d’eau sur les toits.

Dans l’ensemble, la poussière, le bruit et les odeurs ont été au centre des commentaires formulés par les citoyens durant cette séance d’information. «Est-ce qu’on a étudié le déplacement des camions vers le boulevard Jean-Talon? Est-ce que cette analyse là a été faite?», a demandé Gilles Thibault. En réponse, Mylène D’Aoust a déclaré qu’aucune étude n’avait été réalisée sur ce point. «Nous, à l’interne on en a discuté, cependant peut-être que cela va simplement déplacer le problème ailleurs. Il faut s’assurer comment la poussière voyage.»

Une partie du Parc industriel des Carrières. (Photo Métro Média – Alain Couillard)

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