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16:49 4 avril 2019

Musée huron-wendat – Transmettre les connaissances de l’art autochtone

Musée huron-wendat – Transmettre les connaissances de l’art autochtone
Manon Sioui réalisant une poupée de maïs. (Photo Métro Média – Alain Couillard)

ARTS VISUELS. La transmission du savoir-faire et de la théorie du métier d’art autochtone demeure essentielle pour la communauté huronne-wendate. Malgré le fait que les technologies numériques peuvent être une forme différente de diffusion de l’information, elles ne remplaceront jamais les contacts et rassemblements d’aînés vers les plus jeunes.

Profitant de la 9e édition de la biennale de Québec, un événement en art actuel au Québec qui prend fin le 21 avril, le sociologue et commissaire huron-wendat, Guy Sioui Durand, ainsi que l’artiste multidisciplinaire, Manon Sioui, tous deux de Wendake, ont tenu hier une conférence sous le thème: de la tente tremblante à la tente parlante en art autochtone.

La transmission du savoir-faire et de la théorie du métier d’art demeure une priorité pour Guy Sioui Durand. «C’est la première fois que nous tenons une telle activité au Musée huron-wendat.» Il déplore qu’on ne mette pas assez en évidence l’art autochtone.

Guy Sioui Durand et Manon Sioui lors de leur conférence le mercredi 3 avril au Musée huron-wendat de Wendake. (Photo Métro Média – Alain Couillard)

«Le rôle des musées devrait devenir beaucoup plus vivant. Cela peut être une forme de transmission de savoir.»
– Guy Sioui Durand

Le sociologue soutient que beaucoup de femmes autochtones s’intéressent davantage à la manière de faire du perlage et de la broderie. «Je dirais qu’il y a même un engouement.». Il donne l’exemple de la région de l’Abitibi où les grands-mères se réunissent tous les mois pour transmettre leurs connaissances des métiers d’art aux personnes plus jeunes. «J’espère que ces connaissances ne se perdront pas, car il y a aussi un renouveau pour les plantes médicinales.»

Art autochtone

Il est important, pour Manon Sioui, de raconter l’art autochtone en s’assurant de transmettre ces connaissances dans les différents champs d’activités tels les arts visuels, la peinture, le dessin, l’illustration et la sculpture pour ne nommer que ceux-là. Certains éléments ont servi à livrer des messages notamment par l’usage du wampum, un collier de coquillages utilisé comme objet diplomatique et religieux ou comme monnaie d’échange.

Manon Sioui a plusieurs expositions à son actif au Québec et dans plusieurs grandes villes du Canada. Elle a exposé en France, en Allemagne, au Danemark, en Suisse et en Italie. L’une de ses œuvres se trouve à la Cité du Vatican depuis 2002. De plus, elle a participé à la réalisation de la fresque du peuple wendat près de la chute Kabir Kouba à Wendake. Elle œuvre dans le domaine artistique depuis maintenant plus d’une trentaine d’années.

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