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14:20 25 mars 2019

Centre Élite Factor: le gymnase des pros

Centre Élite Factor: le gymnase des pros
Antony Auclair et Patrick Lavoie affirment que la présence constante de Pascal Champagne et de son équipe est une raison importante de la confiance déployée envers lui. (Photo Métro Média – Jean Carrier)

ENTRAÎNEMENT. Le gymnase Élite Factor s’occupe de la forme physique de monsieur et madame tout le monde, mais le centre d’entraînement est aussi un endroit en qui les athlètes professionnels ont confiance pour garder une forme physique optimale. Les footballeurs Patrick Lavoie (Saskatchewan LCF), Antony Auclair (Tampa Bay NFL), Marco Dubois (Ottawa LCF), Edward Godin (Colombie-Britannique LCF) et même Alexandre Savard (espoir de la NFL) sont tous des clients réguliers.  

«Mes premiers clients professionnels ont été Dominic Picard, qui a eu une longue carrière dans la Ligue canadienne de football, et Samuel Fournier. Par la suite, les athlètes professionnels n’ont jamais eu peur de venir cogner à notre porte. Je ne m’occupe pas seulement des joueurs de football, Kevin Roy (Anaheim LNH) s’est entraîné ici l’été passé», mentionne le propriétaire et préparateur physique Pascal Champagne.

Selon le dirigeant du centre d’entraînement, plusieurs facteurs expliquent ce lien de confiance. «Nous sommes situés dans le parc industriel Duberger, ce qui est central et près des autoroutes. C’est pratique pour les athlètes et pour la préparation physique tout est individualisé. Chaque athlète reçoit un programme basé sur son sport, sa position et son calendrier durant la saison morte.»

Il faut mentionner qu’au niveau amateur, ce sont très souvent les équipes qui s’occupent de la préparation physique de leurs athlètes alors qu’au niveau professionnel, c’est souvent l’athlète qui prend en charge cette partie importante de son gagne-pain.

À sa 8e saison dans la LCF, Patrick Lavoie est un vétéran bien établi dans le circuit canadien et il en est maintenant à sa 6e année d’association avec Elite Factor. «Dans la LCF, les équipes fournissent un programme d’entraînement, mais la majorité des joueurs choisissent de s’entraîner avec leurs propres moyens. Mon corps est mon outil de travail et c’est important d’avoir un service personnalisé et c’est ce que j’ai ici avec Pascal et son équipe.»

Patrick Lavoie assure que sa prolongation de contrat jusqu’en 2020 avec les Roughriders de la Saskatchewan sera le dernier contrat professionnel de sa carrière. (Photo Métro Média – Jean Carrier)

Adaptation

Le domaine de l’entraînement est en constante évolution et pour rester au sommet, le propriétaire doit toujours se renouveler. «Quand je regarde les programmes d’entraînement d’il y a seulement cinq ans, c’est le jour et la nuit avec ce qu’on fait maintenant. Une phase importante est de bien évaluer l’athlète quand il arrive dans nos murs après une saison professionnelle. Les joueurs développent beaucoup de petits bobos durant une saison professionnelle et c’est important d’en tenir compte dans les programmes pour prévenir de futures blessures. L’importance de développer la flexibilité chez les athlètes est vraiment une chose qui a changé pour le mieux dans les dernières années.»

Un recrutement inattendu

Les raisons pour venir s’entraîner dans le gymnase de Québec sont différentes pour tous alors qu’Antony Auclair avoue avoir subi un peu de pression. «C’est Pat qui m’a vendu l’idée de venir ici. Il m’a dit on joue à la même position et nous avons les mêmes besoins, tu vas aimer ça. Je dois dire que je ne regrette pas ma décision et c’est plaisant parce qu’avec notre gang, il y a une sorte d’effet d’entraînement qui s’installe», affirme le gros ailier rapproché de la NFL, qui retourne en avril à Tampa Bay pour des pratiques avec sa formation.

Antony Auclair possède un gabarit hors du commun à 6 pieds 6 pouces et 256 livres. (Photo Métro Média – Jean Carrier)

Espace public

Comme le gymnase possède une clientèle diversifiée, il arrive que les clients s’entraînent en même temps que les athlètes professionnels. «Les gens sont gentils et nous laissent nous entraîner. Je ne suis pas certain qu’ils nous reconnaissent sans notre équipement de football. Cependant, quand nous sommes les cinq qui s’entraînent en même temps, c’est certain qu’ils doivent se poser des questions en raison de nos gabarits et des poids utilisés», affirme Patrick Lavoie.

«De toute façon, ils sont souvent dans la salle, le matin, quand les gens travaillent, alors ils ont souvent le centre pour eux seuls. C’est certain que quand les cinq anciens Rouge et Or sont dans la place, ça déménage», termine en riant Pascal Champagne.

 

Antony Auclair et Patrick Lavoie apprécient les installations du Centre Elite Factor. (Photo Métro Média – Jean Carrier)
Quelques souvenirs de certains joueurs professionnels qui ont sué au centre Élite Factor. (Photo Métro Média – Jean Carrier)

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