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12:00 19 mars 2019

Base militaire de Gagetown au Nouveau-Brunswick – Vincent Giroux, de Neufchâtel, promu colonel

Base militaire de Gagetown au Nouveau-Brunswick – Vincent Giroux, de Neufchâtel, promu colonel
Photo: Gina CroccoSur la photo, le colonel Giroux est entouré de sa conjointe, Isabelle Morissette, de ses deux enfants, Antoine et Rosalie, de ses parents, Éliane Lehoux et Réginald Giroux, et de deux militaires. (Photo gracieuseté)

PORTRAIT. Vincent Giroux, natif de Neufchâtel, qui a commencé modestement sa carrière de militaire à 12 ans au corps de cadets 2847 du même quartier, a obtenu récemment le grade de colonel à la base militaire de Gagetown au Nouveau-Brunswick. Il a été promu au titre de commandant adjoint du Centre d’instruction au combat de l’Armée canadienne à la base de soutien de la 5e division du Canada.

Le parcours du colonel Giroux a débuté dans son quartier en 1989. «J’étais dans les louveteaux (scouts) et ce sont des amis inscrits dans les cadets qui m’ont convaincu d’essayer ça. J’y suis resté cinq ans.»  Par la suite, il s’est enrôlé dans les Forces armées canadiennes en 1995 dans le cadre du programme des officiers du système d’entrée dans la réserve. Un an plus tard, il obtient son brevet d’officier du Régiment royal de l’artillerie canadienne. C’est finalement au 6e Régiment d’artillerie de campagne qu’il entame officiellement sa carrière militaire. Il occupe, par la suite, divers postes d’officier d’artillerie subalterne.

«Au début, je m’orientais comme enseignant en mathématiques et physique puis ces deux portions s’appliquaient dans ce métier-là. C’est vraiment ça qui m’a accroché.»
-Colonel Vincent Giroux

Le colonel Vincent Giroux est actuellement employé à titre de directeur adjoint de l’équipe de liaison ministérielle à Bagdad, Iraq dans le cadre de l’opération IMPACT (Photo gracieuseté)

Très terre-à-terre, malgré son titre de colonel qu’il a mérité à 41 ans, M. Giroux parle ouvertement de son expérience de militaire. «Je suis allé en Afghanistan en 2009, mais ça sera la première fois que j’irai prochainement en Iraq. Je ne considère pas cela comme un voyage (rires). La mission en Afghanistan avait demandé plusieurs mois de préparation et nous étions 1500 personnes. J’avais la responsabilité d’un groupe que je devais entraîner.» Il ajoute que celle en Iraq a nécessité une préparation très différente sans la préciser pour une question de sécurité.

Parmi quelques événements qui ont marqué sa carrière jusqu’à maintenant, l’Afghanistan revient au premier plan. «Ce déploiement a été le plus important de ma carrière. Durant ces huit mois d’opération, nous avons roulé environ 7000 km en véhicules de combat, avec le poste de commandement tactique dont je faisais partie.»

Engagements

Malgré toutes ses responsabilités, le colonel Giroux tient par-dessus tout au bien-être de sa famille. Il précise avoir eu à déménager à quelques reprises afin de répondre aux affectations qu’il a reçues. «Nous avons quitté Valcartier pour Gagetown pour revenir à Valcartier. Ensuite, nous nous sommes installés à Ottawa. J’ai travaillé pendant un an à Toronto, mais toute la famille est demeurée à Ottawa et nous sommes revenus à Gagetown.» Même très loin, Internet permet de garder contact avec les membres de sa famille, lorsque cela est possible, via une webcam.

Une partie de son équipe lors d’une mission. (Photo gracieuseté)

Le 11 septembre 2001, il a rejoint les rangs de la force régulière et celle du 5e Régiment d’artillerie légère du Canada en tant que commandant de la troupe des mortiers . En 2003, le colonel Giroux est affecté à l’école de l’Artillerie royale canadienne où il a complété le cours d’instructeur en artillerie (artillerie de campagne). En 2006, il est nommé instructeur sénior (artillerie de campagne) et deux ans plus tard, il est promu au grade de major.

En 2014, il devient lieutenant-colonel puis colonel au début 2019. Vincent Giroux a complété un baccalauréat en enseignement au secondaire – mathématique et physique, une étude de défense et une administration des affaires.

 

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