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11:59 12 mars 2019

Patrouilleurs de sentier de motoneige – Une sécurité parfois salutaire

Patrouilleurs de sentier de motoneige – Une sécurité parfois salutaire
Philippe Renault roule entre 9000 et 10 000 kilomètres par saison. (Photo Métro Média – Alain Couillard)

SÉCURITÉ. Le travail de patrouilleur en motoneige est nécessaire pour le bon ordre dans les sentiers des clubs répartis un peu partout au Québec. S’il semble facile à la base, il demande une flexibilité de jour, de soir ou de nuit, et implique une sensibilisation auprès de cette clientèle et une répression face à certains motoneigistes.

Le club dispose de trois civières fermées permettant l’évacuation d’une personne blessée. (Photo Métro Média – Alain Couillard)

Philippe Renault est l’un des huit patrouilleurs qui parcourent les 33 kilomètres du club les Petits sentiers qui relie le sentier numéro 304, de St-Émile à Stoneham-et-Tewkesbury. S’ajoutent le chemin provincial numéro trois et une route de desserte menant à un restaurant dans cette même localité.

Il souligne que chaque patrouilleur bénévole est équipé d’une trousse de premiers soins et d’une radio portative permettant de communiquer avec d’autres représentants du club en cas de besoin. «Nous assurons la sécurité dans les sentiers en collaboration avec le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ). Nous pouvons intervenir lorsqu’il y a un accident, car nous sommes très souvent sur place avant eux.»

Mesures de sécurité

M. Renault convient que la vitesse est parfois l’une des infractions commises par certains motoneigistes, d’autres éléments comme un silencieux non conforme et des documents manquants ou le droit de passage sur les sentiers font également partie des constats émis. «Chaque patrouilleur doit ensuite les acheminer aux policiers qui procèdent à la validation. Il faut expliquer à quoi s’expose le motoneigiste en cas de dépassement de la vitesse permise.»

«On peut appliquer tous les règlements liés aux véhicules hors route, à ceux de la motoneige et le code de la sécurité routière.»
-Philippe Renault

Dans un cas où le motoneigiste a les facultés affaiblies, le patrouilleur a légalement le droit de l’arrêter et l’obligation de rapporter l’incident au service de police. En cas d’urgence, le patrouilleur lance un appel, via sa radio, et demande qu’on lui apporte. Un service d’ambulance et des policiers sont toujours appelés pour intervenir lors d’accident.

Philippe Renault patrouille dans les sentiers du club parfois jusqu’à quatre fois par semaine. (Photo Métro Média – Alain Couillard)

Invité à commenter la problématique liée aux animaux empruntant les sentiers de motoneiges, Philippe Renault rappelle que le degré de dangerosité varie d’un secteur à l’autre. «Les chevreuils sont plus présents dans la région et dans le secteur de Boischatel on retrouve davantage d’orignaux.

Le club dispose de trois civières fermées permettant l’évacuation d’une personne blessée dans un sentier. L’une est située au local du club à Saint-Émile, une autre au local du SPVQ et une troisième dans un emplacement situé plus au nord du secteur.

Le projet d’aménagement d’un sentier menant au Village des sports Valcartier est toujours sur la table. S’il se concrétise, l’achalandage sur cette nouvelle portion pourrait amener une augmentation nombre de véhicules motoneiges. Un autre projet consiste à amer un sentier dans le secteur Lebourgneuf. De décembre à mars l’an dernier, 19 000 véhicules ont emprunté une partie du sentier 304.

Carte – http://fcmq.viaexplora.com/#map

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