L'Actuel
09:00 15 février 2019

Quitter la gymnastique pour le ski acrobatique

Quitter la gymnastique pour le ski acrobatique
Élodie Bergeron lors du camp des recrues l’an dernier. (Photo gracieuseté)

ATHLÉTISME. Âgée de 18 ans, Elodie Bergeron, de Saint-Gabriel-de-Valcartier, rêve de participer aux Jeux olympiques. Après 13 ans de gymnastique artistique, elle s’entraîne maintenant en ski acrobatique, un sport dans lequel elle n’a aucune expérience.

Son expérience en gymnastique pendant 13 ans lui facilite le changement de discipline sportive. (Photo gracieuseté – Multi photos)

Sa première participation au Camp des recrues de la RBC Banque Royale, qui vise à cibler les athlètes ayant un potentiel olympique, s’est déroulée au printemps 2018 à Québec. La jeune femme a retenu l’attention d’entraîneurs et d’officiels provenant d’organismes nationaux par ses résultats pour l’ensemble de ses tests. «Je viens de la gymnastique et j’ai vraiment une bonne base en acrobatie. Je travaille maintenant au niveau du ski puisque c’est tout nouveau pour moi.» Elle avoue que l’adaptation à cette nouvelle discipline se fait graduellement.

Elodie Bergeron souligne que son programme d’entraînement lui permet de s’adapter très bien. «Chaque semaine, j’ai deux cours de ski à Québec avec un entraîneur et deux autres sur trampoline. J’ai aussi un programme en gymnastique pour bien me développer.» Elle confie qu’aucune épreuve en ski acrobatique n’est prévue pour le moment. «Présentement, je travaille davantage le côté technique. Je vais aussi m’entraîner tout l’été au centre national d’acrobatique Yves Laroche, à Lac-Beauport, pour pouvoir commencer à compétitionner l’hiver prochain.»

Elle explique que le soutien financier est établi sur deux ou trois ans, tout dépendant des performances obtenues et de l’intérêt à se développer dans un objectif de participer aux Jeux olympiques.

Soutenir l’athlète

Denis Dubé, directeur des communications pour la Banque Royale, indique que ce programme existe au pays depuis 2016. «On commence très jeune dans un sport et l’on évolue au niveau local, puis régional pour accéder aux jeux du Québec, à ceux du Canada et éventuellement aux Jeux olympiques.»

Ses performances lui ont permis d’être retenue et d’être inscrite au programme d’aide technique et financière (Photo gracieuseté)

Les 33 camps canadiens, dont six au Québec, s’adressent aux personnes âgées de 14 à 25 ans. «Dans la capitale, il se tient généralement en mars au PEPS de l’Université Laval. Durant une journée, tous les participants sont évalués lors de tests de vitesse, de puissance, leur force et leur endurance par des représentants de différentes associations athlétiques, des entraîneurs et des officiels d’organismes nationaux en athlétisme, en cycliste, en ski et en patinage de vitesse.

Chacun des camps québécois délègue ses meilleurs athlètes pour une finale provinciale qui s’est déroulé à Montréal le printemps 2018. L’an dernier, 3182 athlètes se sont inscrits au Canada. Parmi eux, 588 participants ont été invités à des tests supplémentaires et 30 autres ont été retenus dont Élodie Bergeron. Depuis la création du programme, plus de 1,3 M$ de financement ont été versés à 87 athlètes, souligne Denis Dubé, refusant toutefois de préciser le montant individuel attribué à chacun d’eux.

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