Art De Vivre
11:54 11 janvier 2019

L’alimentation des Québécois s’améliore peu

Le plus préoccupant, c'est que les Québécois ont tendance à surestimer la qualité de ce qu'ils mettent dans leur panier d'épicerie.

NUTRITION. On a beau vanter les mérites des régimes alimentaires de types européens et asiatiques, rien n’y fait. En matière de bouffe, les Québécois restent davantage nord-américains que latins. Les améliorations et les nouveaux aliments se font rares au fil des ans.

C’est le constat que fait une récente étude dirigée par des chercheurs de l’École de nutrition de la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation de l’Université Laval. Celle-ci révèle que malgré les nombreuses campagnes d’information soulignant l’importance de saines habitudes alimentaires, le contenu de l’assiette des Québécois ne semble pas porté à se bonifier. Selon la recherche publiée sur le site du Canadian Journal of Cardiology, l’alimentation des Québécois n’obtient même pas la note de passage.

Cette étude réalisée entre août 2015 et avril 2017 a porté sur 1147 personnes vivant dans cinq régions administratives du Québec. «Les participants ont eu à remplir à trois reprises un questionnaire en ligne mesurant la consommation d’aliments et de boissons au cours des 24 heures précédentes. Les chercheurs ont ensuite comparé les données recueillies aux recommandations du Guide alimentaire canadien», explique-t-on.

Leur analyse révèle que juste 24% des répondants atteignent la cible recommandée pour les fruits et les légumes. Pire, à peine 12% consomment suffisamment de produits céréaliers de grains entiers, alors que 39% font une place suffisante aux produits laitiers ou à leurs équivalents. De plus, 81% des sondés consomment plus de sel que la limite prescrite et 74% ont un apport en gras saturés qui dépasse la limite quotidienne recommandée.

Au global, l’indice de qualité de l’alimentation des Québécois, qui reflète la qualité globale des choix alimentaires par rapport aux recommandations du Guide alimentaire canadien, s’établit à 55%. Ce score est inférieur à celui de la moyenne canadienne mesurée à 59%.

Les campagnes d’information visant à changer les habitudes alimentaires en misant sur la sensibilisation et la responsabilisation n’ont pas produit de résultats notables.

François Cattapan


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