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10:15 13 décembre 2018

Valoriser le rôle de l’école publique

Le président de la FCSQ, Alain Fortier, souhaite qu'on s'inspire de l'Ontario pour son attitude positive à l'égard de son école publique. (Photo gracieuseté – FCSQ)

ÉDUCATION. L’amélioration de la mission du système scolaire québécois passe certainement par l’ajout de ressources spécialisées pour atténuer les difficultés d’apprentissage et la modernisation des méthodes d’enseignement. Mais, avant tout, l’école publique gagnerait grandement d’une meilleure valorisation de son rôle.

C’est le constat que fait Alain Fortier, à titre de président de la Commission scolaire des Découvreurs (CSDD), mais surtout en tant que président de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ). Interrogé sur le flou que laisse planer le nouveau gouvernement provincial de la Coalition avenir Québec quant à l’avenir et à l’utilité des organismes de gestion qui regroupent plusieurs établissements scolaires sur un territoire, il y va d’un plaidoyer passionné.

«Certes, convient-il, il faut être ouvert à la réflexion et aux discussions pour continuer à s’améliorer. Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, se donne un échéancier de deux ans pour analyser la gouvernance des structures et nous souhaitons en être partenaires. Cependant, on sait déjà qu’il ne sert à rien de semer la crainte en menaçant de tout chambarder. D’autant plus que le travail a déjà été fait, il y a à peine deux ans, dans le cadre d’une vaste commission parlementaire sur l’éducation.»

Référant au discours ambiant qui souligne le meilleur rendement du système scolaire en Ontario, M. Fortier note qu’il existe une grande qualité qui caractérise nos voisins. Il s’agit du soutien et de la confiance des anglophones en leur école publique, qu’ils considèrent comme partie intégrante à chaque communauté plutôt qu’un instrument gouvernemental.

«Nous logeons à la même enseigne et espérons pouvoir réfléchir avec le gouvernement en place sur la valeur des élus scolaires comme gouvernement de proximité. Il s’agit d’une source de distribution équitable des ressources dans l’ensemble des écoles et d’un vecteur d’équité communautaire», évoque-t-il.

Inspiration voisine

À la question: que devrait-on importer du système scolaire ontarien pour rendre celui du Québec plus performant? Le président de la FCSQ répond: «au-delà de la meilleure performance de diplomation, des ressources et des salaires, s’il y a une chose dont on devrait s’inspirer de l’Ontario, c’est l’attitude par rapport à son réseau d’éducation. On ne joue pas dans les structures, on a arrimé le vote dans le milieu scolaire avec le municipal et on valorise l’école publique en ne finançant pas l’école privée.»

Pour M. Fortier, il y aurait avantage à être plus positif envers notre système éducatif. On est très critique envers ce qui mérite d’être amélioré. Pendant ce temps, on occulte les réalisations extraordinaires qui se font au quotidien. Il y a du chemin à faire…

Métro Média

François Cattapan


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