Politique
20:21 6 février 2018

Québec mise sur la reprise collective d’entreprises

Le gouvernement du Québec annonce la mise en place d’un Programme d’appui à la reprise collective d’entreprises (PARC) qui est doté d’une enveloppe budgétaire de 50 M$. Le nombre d’entreprises au Québec a diminué de 25 000 (-15%) depuis 2008.

La vice-première ministre, Dominique Anglade, entourée de divers collaborateurs.

Photo TC Media – Alain Couillard

Dominique Anglade, vice-première ministre.

Photo TC Media – Alain Couillard

ÉCONOMIE – La vice-première ministre, Dominique Anglade, soutient que cette mise en œuvre va permettre aux coopératives de bénéficier de conditions avantageuses. «Cela s’inscrit dans une politique globale où le gouvernement investira de 20 à 25% de la valeur totale de la transaction.» Ce programme offre l’opportunité de compléter la mise de fonds des acquéreurs coopératifs et de créer un effet de levier pour le financement de reprises d’entreprises.

Le PARC vise à soutenir une centaine de projets d’ici 5 ans. L’aide financière varie de 100 000$ à 2M$ et le remboursement peut être étalé sur 15 ans. Mme Anglade a annoncé que le taux d’intérêt serait fixe et qu’il serait équivalent à celui des Obligations d’épargne du Québec, pour un terme de cinq ans, majoré de 1,25%. Un moratoire, pouvant atteindre trois ans, sera décrété advenant une reprise complète d’une entreprise par les employés.

Gaston Bédard, président directeur général du Conseil québécois de la coopération et de la mutualité, affirme que ce secteur, au Québec, représente 3300 coopératives et mutuelles, un chiffre d’affaires de 38MM$ et 110 000 emplois.

Levier économique

Stéphane Billette, ministre délégué aux petites et Moyennes Entreprises, à l’Allègement réglementaire et au Développement économique régional insiste sur l’importance de cette mesure. «On a qu’à se présenter en région et constater que certaines villes souffrent de dévitalisation. On voit souvent des gens qui se regroupent pour créer une richesse collective et assurer des services dans la communauté. C’est une structure juridique d’entreprise très importante au niveau des régions et ce, à travers le Québec.»

Il donne l’exemple des secteurs de l’alimentation et de la quincaillerie qui souvent, sont transformés en coopératives afin d’assurer la pérennité des emplois.

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