Politique
16:02 27 mars 2007 | mise à jour le: 27 mars 2007 à 16:02 temps de lecture: 4 minutes

L’ADQ rafle six circonscriptions sur neuf

Un véritable raz de marée adéquiste a balayé le territoire québécois, le 26 mars dernier… et la région de la Capitale-Nationale ne fait pas exception à la règle. Des neuf circonscriptions à l’enjeu, six sont maintenant aux couleurs de l’équipe de Mario Dumont, ne laissant qu’une bien maigre part du gâteau aux candidats péquistes et libéraux.

Dans les arrondissements Limoilou et La Cité, trois circonscriptions étaient à l’enjeu, soit Jean-Lesage, Taschereau et Jean-Talon. Si la soirée électorale a donné lieu à des luttes serrées, n’en demeure pas moins que les résultats des sondages réalisés au cours des derniers jours de la campagne ont été confirmés.

Pour plusieurs, la plus grande surprise a été causée par l’adéquiste Jean-François Gosselin, dans Jean-Lesage, qui a montré la porte de sortie au ministre libéral des Transport et ministre responsable de la Capitale-Nationale, Michel Després. Pour ce dernier, cette défaite mettait fin aux espoirs d’obtenir un cinquième mandat.

Sa victoire, Jean-François Gosselin ne l’a pas gagné à l’arrachée lui qui a mérité 39,85 % des suffrages. Suivaient dans l’ordre le libéral Michel Després (29,27 %) et le péquiste Christian Simard (22,97 %). Ont également récolté leur part de voix les candidats Jean-Yves Desgagnés (Québec solidaire), Lucien Rodrigue (Parti vert), José Breton (indépendant), Danielle Benny (Parti démocratie chrétienne du Québec) et Jean Bédard (Parti marxiste-léniniste du Québec).

Quelques minutes seulement après l’annonce de sa victoire, Jean-François Gosselin s’est empressé de remercier celles et ceux qui lui ont fait confiance. «Ces résultats sont le reflet de ce que nous ressentions sur le terrain, de mentionner le nouveau député adéquiste. Les gens ont montré clairement qu’ils en avaient assez des vieux discours et qu’ils souhaitaient du changement. C’est un grand jour pour l’ADQ, pour notre chef Mario Dumont, mais aussi pour la population québécoise.»

Maltais dans Taschereau

Comme ce fut le cas en 2003, la vague adéquiste qui a balayé la capitale s’est heurtée à la circonscription de Taschereau. C’est sans véritable surprise que la péquiste Agnès Maltais a obtenu un troisième mandat, elle qui a récolté plus de 37 % des voix. Caroline Pageau (ADQ), Philippe Cannon (Parti libéral), Serge Roy (Québec solidaire), Yonnel Bonaventure (Parti vert) et Luc Schulz (indépendant) ont ainsi vu leur rêve de détrôner Mme Maltais prendre fin.

«À titre de députée, je suis extrêmement fière de l’appui des électeurs de Taschereau à mon endroit. Cette confiance, j’en suis très heureuse. En retour, je leur promets que je vais veiller à ce que les valeurs sociales et la flamme progressiste rayonnent dans la capitale. Les résultats d’aujourd’hui montrent qu’il y a beaucoup de travail à faire et c’est en se retroussant les manches que l’on va y arriver.»

Couillard par plus de 12 %

Laissée vacante à la suite de l’annonce du retrait de la vie politique de la libérale Margaret Delisle, la circonscription de Jean-Talon était à la portée de tous… jusqu’au retour dans la capitale de Philippe Couillard. Si les experts annonçaient une lutte serrée, c’est quand même avec près de 4 000 voix de majorité que le principal intéressé est sorti grand gagnant de la soirée électorale, lui qui a mérité 41,96 % des suffrages. La péquiste Véronique Yvon a terminé au deuxième rang avec 30,13 %. Luc de la Sablonnière (ADQ; 18,51 %), Ali Dahan (Parti vert; 4,64 %), Monique Voisine (Québec solidaire; 4,47 %) et Francis Denis (Parti démocratie chrétienne du Québec; 0,29 %) ont suivi dans l’ordre.

«Jean-Talon représente une circonscription qui mise sur une longue tradition libérale et c’est avec honneur que j’accepte le mandat qui m’est confié», a déclaré M. Couillard.

Articles similaires

Commentaires 0

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *