Économie
19:19 13 novembre 2009 | mise à jour le: 13 novembre 2009 à 19:19 temps de lecture: 3 minutes

La Maison Bergevin veut doubler sa production d’ici cinq ans

Traitant plus de six millions de livres de canneberges et de petits fruits chaque année, la Maison Bergevin entend doubler sa production d’ici cinq ans afin de pouvoir répondre à la demande toujours plus grandissante de ce fruit populaire aux États-Unis, en Europe et en Asie. Pour l’aider à atteindre cet objectif, le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation du Québec (MDEIE) vient de lui octroyer une aide financière de 225 225 $ dans le cadre d’un projet d’investissement de 2, 2 M $ à ses installations de la rue Joly, à Québec.

Le député de Jean-Lesage et adjoint parlementaire du ministre Clément Gignac, André Drolet, en a fait l’annonce ce matin en soulignant que le projet de l’entreprise visait principalement l’achat de divers équipements de production en vue de moderniser les installations existantes et de permettre ainsi à l’entreprise d’être plus efficace dans la poursuite du développement des marchés extérieurs.
«L’industrie des petits fruits, et plus particulièrement celle de la canneberge, est florissante au Québec. La réalisation de ce projet s’inscrit dans une vision d’avenir et permettra à la Maison Bergevin de mieux se démarquer tout en créant une quinzaine d’emplois dans la région d’ici trois ans», a précisé M. Drolet.

Des produits de classe mondiale

La Maison Bergevin transforme des petits fruits comme les canneberges, bleuets et cassis, en fruits séchés sucrés, en jus purs et concentrés, en purée et en poudre. Elle traite environ six millions de livres de fruits chaque année et procure de l’emploi à 40 personnes.
«L’entreprise a débuté très humblement autour du poêle de la maison familiale. La recette pour réussir, c’est d’y croire et d’avoir une passion. À l’heure actuelle, plus de 95 % des produits fabriqués sont exportés, principalement en Europe et en Asie, exclusivement sur commande. Au cours des dix dernières années, nous avons misé sur la recherche, l’innovation et le développement pour créer des produits 100 % naturels de haute qualité. Aujourd’hui, notre projet est une occasion d’aller encore plus loin dans notre développement afin de mieux répondre à la demande au niveau mondial. C’est grâce à des aides financières du Programme de soutien aux projets économiques comme celle-là que des entreprises du Québec peuvent se tailler une place parmi les gros joueurs de calibre international, notamment dans le marché des nutraceutiques», a commenté la pdg Marie-Claude Bergevin.
L’entreprise vient en effet de mettre au point une poudre de canneberges incluant des extraits de proanthocyanidine qui sera offerte dans le domaine des produits en supplément alimentaire. «Je suis allée en faire la promotion en Europe et en Asie. On y retrouve un potentiel extraordinaire, surtout au Japon, qui compte plus de 120 millions d’habitants. On possède là-bas de 5 à 10% du marché, mais notre objectif est d’atteindre les 50 % et j’ai bon espoir de le réaliser, car la consommation de ce genre de produits y est très populaire», a conclu Mme Bergevin.

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